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La pollution s’achète et se vend comme un produit financier classique. Revue de détail...
Le principe. Chaque pays qui a ratifié le protocole de Kyoto s’engage à réduire ses émissions de CO². D’ici à 2012, 38 pays industrialisés doivent réduire de 5,2% leurs émissions par rapport à 1990. Pour y parvenir, les entreprises possèdent désormais des quotas de pollution, mesurés en tonnes de carbone. Comme en bourse, elles peuvent se les échanger avec des fluctuations de prix. Pour les particuliers. Les investisseurs individuels peuvent entrer sur le marché du carbone, via des certificats (actions émise par une banque sur une autre action ou un indice : il s’agit un produit dérivé). Création d’un indice. En octobre 2008, Euronext a mis en place un nouvel indice : le Low Carbon 100 Europ, qui recense les 100 entreprises cotées les moins gourmandes en CO². Notons que cet indice comprend des entreprises comme Peugeot (automobile), Technip (secteur pétrolier) ou Air France, donc peu écologiques par essence : « L’indice prend en compte les entreprises les plus performantes par secteur d’activité, et non en globalité » explique-t-on à la Bourse de Paris. « L’idée est d’inciter les groupes à faire des efforts pour y entrer. » Création d’un tracker. Vous allez pouvoir investir sur cet indice, grâce à la création d’un tracker (même principe qu’un certificat). La fiscalité des certificats. Les certificats ne sont pas éligibles au PEA. Si vous les vendez avant échéance, vous devez payer le prélèvement libératoire de 30,1% (18% + 12,1% de cotisations sociales) sur les plus-values, à condition que le seuil de cession en 2010 soit supérieur à 25.730 €. Si les certificats arrivent à échéance, vous avez le choix entre l’imposition sur le revenu (+12,1% de cotisations sociales), où le prélèvement libératoire. Les pertes ne sont pas considérées comme des moins-values et donc ne peut être déduites du revenu imposable. La fiscalité d’un tracker. La plupart des trackers sont éligibles au PEA. Dans le cas inverse, la fiscalité est identique à celle des certificats. Vous pouvez recevoir des dividendes. Ceux-ci sont ajoutés aux revenus imposables après un abattement de 40% dans la limite de 1.525 € (3.025 € pour un couple). |
























