Actions : une correction excessive pour les valeurs moyennes ? |
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| Jeudi, 17 Janvier 2008 12:40 |
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La météo boursière est morose sur la plupart des places mondiales depuis le début de l'année 2008 alors que le ciel de l'économie américaine s'assombrit dans le sillage de la crise des subprime. La Bourse de Paris n'est bien sûr pas à l'abri avec une baisse du CAC 40 de 6% depuis le 1er janvier. Mais les grosses valeurs résistent mieux que les petites : l'indice CAC Small & Mid 190, indice composé des 190 premières capitalisations qui suivent les 60 valeurs les plus importantes de la cote parisienne, chute dans le même temps de plus de 14% et l'indice Alternext de près de 9%. Comment expliquer cette désaffection ? D'abord parce que le marché tombe dans l'excès inverse qui avait porté indistinctement tiré à la hausse la quasi-totalité des titres de « small et mid caps » comme les appellent les spécialistes. Ensuite parce qu'en cette période troublée d'un point de vue macro-économique, l'investisseur en proie au doute tend à privilégier les valeurs les plus liquides qui composent l'indice CAC 40. Un mouvement accentué par certains fonds américains qui, profitant de la parité euro-dollar, en viennent à récupérer du cash en devise européenne. Enfin parce que certains analystes ont révisé en baisse leurs prévisions sur ces petites et moyennes capitalisations, et donc leur valorisation, à juste titre dans certains cas à l'aune d'avertissements sur résultats. Tel est le cas de l'éditeur de logiciels Avanquest Software qui a revu sensiblement en baisse son objectif d'activité pour l'ensemble de l'exercice (clôture en mars 2008) et table désormais sur un chiffre d'affaires aux alentours de 120M€ pour un résultat opérationnel (avant éléments non récurrents) proche de l'équilibre contre une précédente prévision de respectivement 130-135M€ et 8 à 10%. L'ensemble de ces sociétés ne vont pas pour autant déposer le bilan, loin de là ! Sur un panel de 206 valeurs moyennes étudiées par le cabinet d'analyse IDMidCaps, la croissance agrégée des bénéfices devrait s'établir autour de 20% cette année après 30% attendus en 2007. « Il y a une déconnection complète entre la perception de la situation sur le terrain par la plupart des patrons d'entreprises et celle du marché financier dont les nerfs sont mis à l'épreuve par l'actualité et l'environnement macroéconomique », estime un analyste financier. La réaction du marché est-elle donc excessive ? Oui affirment en chœur certains gérants de fonds pour lesquels l'affaissement des valorisation, à des niveaux jamais atteints depuis 1, 2 ou 3 ans en fonction des dossiers, suscite des opportunités d'investissements retrouvées qui faisaient encore défaut l'été dernier après la hausse presque ininterrompue des dernières années. Avec la baisse des cours, les rendements de certaines actions (dividende versé ramené au cours de Bourse) dépassent allègrement les 3-3,5%. Pour autant, la correction ne semble pas achevée. Une question subsiste donc : jusqu'où et quand s'arrêtera la perturbation boursière ? |











