Alternext plus accessible aux actionnaires individuels |
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| Jeudi, 06 Décembre 2007 12:15 |
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Depuis le 1er novembre 2007, les investisseurs particuliers sont libres de passer des ordres sur les actions admises aux négociations sur Alternext. En effet, c'est à cette date que la transposition de la Directive européenne « prospectus » dans le droit français (précisément dans le code monétaire et financier) a été effective. De quoi s'agit-il ? Le 15 octobre dernier, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié un précisant que les placements privés réservés aux investisseurs qualifiés « ne privent pas les autres investisseurs du droit d'acquérir de tels instruments financiers». Autrement dit, les actions des 18 sociétés qui étaient entrées sur le compartiment alternatif de la coté dédié aux valeurs de croissance sans faire appel public à l'épargne peuvent être achetées et vendues librement par tout actionnaire individuel. Faut-il pourtant se précipiter ? Il convient naturellement d'être sélectif : parmi les valeurs concernées, certaines ont traversé des difficultés comme Neotion. Cette société spécialisée dans les composants électroniques pour la télévision numérique cherche d'ailleurs à lever des fonds pour se recapitaliser après avoir publié des résultats 2006 inférieurs aux prévisions. C'est parmi cet échantillon de sociétés que l'on trouve la plupart des sociétés étrangères présentes sur Alternext : le britannique Assima (dirigée par un français) qui fournit des solutions de formation aux applications informatiques ; GoAdv, société italienne spécialisée dans la génération de trafic Internet ; H2O Innovation, société québécoise spécialisée dans la fabrication de systèmes de filtration membranaire de l'eau ; Safwood, elle-aussi italienne, qui exploite des forêts en République de Komi (Fédération de Russie) ; enfin Thenergo, ex-filiale de Theolia, société belge spécialisée dans la cogénération (production d'électricité et de chaleur). Parmi les sociétés bien de chez nous, citons AB Fenêtres, spécialiste des menuiseries industrielles, Adthink Media, groupe spécialisé dans l'Internet, Dietswell Engineering spécialiste du forage pétrolier, Initiatives & Développement spécialisé dans la conception et de l'animation de sites de vente communautaires, Orolia, qui fabrique des horloges atomiques, Sidetrade, éditeur de progiciels de recouvrement des créances, Sovep, installe et supervise des chaînes complètes de métrologie, principalement dans le secteur de l'eau , Traqueur, spécialiste de l'après-vol et VDI Group, négociant de produits consommables. La plupart de ces entreprises ont un trait commun : elles ont tendance à faire appel au marché ou des investisseurs privés pour financer leur développement... gare à la dilution ! En 2007, AB Fenêtres Safwood, Orolia et Rentabiliweb ont ainsi lancé une opération de levée de fonds. Ce dernier s'est particulièrement distingué. Conseillé par Jean-Marie Messier, l'ancien PDG de Vivendi, Rentabiliweb et son président Jean-Baptiste Descroix-Vernier ont acquis en huit mois trois sociétés qui lui ont permis de changer de taille et d'élargir ses métiers. Jusque là focalisé à plus de 80% sur l'édition de services pour les professionnels, ces multiples opérations doivent permettre un partage équitable dès 2008 entre ce pôle historique et une activité publicitaire et éditions de contenu grand public. La plus grosse opération date du mois dernier avec le rachat de groupe Montorgueil (divertissement pour adultes) pour 22 millions d'euros. Dernier critère à prendre en considération : la cotation en continu qui procure plus de liquidité que la cotation au fixing (une cotation quotidienne). |











