Areva (FR0011027143 - AREVA) : Anne Lauvergeon sur le départ |
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| Écrit par Infomedia | ||||
| Vendredi, 17 Juin 2011 11:04 | ||||
A la mi-séance de la Bourse de Paris, le CAC 40 progresse de 0,22% à 3.794,56 points. Parmi les valeurs à suivre aujourd'hui, Areva (FR0011027143 - AREVA) cède 2,03% à 25,86 euros. Anne Lauvergeon, la présidente du groupe nucléaire français n'est pas reconduite pour exercer un troisième mandat. Depuis des mois, la rumeur annonçait son départ, souhaité par la Présidence de la République. C'est désormais chose faite : hier, le Premier ministre François Fillon a reçu la dirigeante et lui a indiqué que l'Etat n'approuverait pas un nouveau mandat. Le chef du gouvernement « lui a confirmé qu'en accord avec Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, l'Etat soutiendrait la candidature de Luc Oursel à la présidence du directoire d'Areva » indique un communiqué de Matignon. Luc Oursel est aujourd'hui directeur général délégué du groupe nucléaire.
« Ce choix témoigne d'une volonté de l'Etat actionnaire de privilégier, à l'occasion du renouvellement de l'équipe de direction, l'expérience industrielle et la connaissance du nucléaire, acquises par Luc Oursel chez Areva » indiquent les services du Premier ministre. Le soutien de 20 députés Anne Lauvergeon avait pourtant tenté jusqu'au bout de sauver sa tête. Hier, une lettre signée par vingt députés de tous bords (Jean-Paul Anciaux de l'UMP, Bernard Cazeneuve du PS et Jean Dionis du Séjour du Nouveau centre entre autres) demandait la reconduction de la dirigeante dans ses fonctions. « Anne Lauvergeon est la seule personnalité de l'entreprise disposant des compétences et qualités requises pour conduire Areva dans les années à venir » estimaient aussi les membres du comité exécutif du groupe. Rien n'y a fait. Depuis plus d'un an, l'Elysée cherchait à évincer la dirigeante, soutenue par le président du conseil de surveillance d'Areva, Jean-Cyril Spinetta. Les hautes sphères de l'Etat lui reprochent entre autre certains échecs industriels comme l'EPR en Finlande ou le contrat à Abu Dhabi. En décembre 2010, un appel d'offre avait ainsi échappé à un consortium français formé par Areva, EDF, GDF-Suez, Total, Vinci et Alstom pour la construction de quatre centrales nucléaires aux Emirats arabes unis. Surtout, elle ne s'entendait pas avec les deux autres dirigeants des géants du secteur : Henri Proglio, le président d'EDF et Patrick Kron, celui d'Alstom. Cependant, la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, l'avait temporairement remise en selle, alors que le secteur traversait une crise de légitimité. Dans un communiqué, Anne Lauvergeon s'est dite « extrêmement touchée par toutes les marques de soutien et d'amitié qu'elle a reçues depuis » la notification du Premier ministre. Cependant, « elle ne souhaite pas s'exprimer pour l'instant. » Photos : centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Crédit : LeMorvandiau/Wikimedia Commons) / Anne Lauvergeon, la président d'Areva, lors de l'université d'été du Medef en 2009 (Medef) |

















