Bourse : 1 Français sur 5 détient des actions |
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| Écrit par Pierre Havez |
| Mercredi, 16 Novembre 2011 16:30 |
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Une étude du Crédoc sur la culture financière des français révèle de nombreuses lacunes générales et en particulier une aversion au risque que peut représenter l'investissement en actions d'entreprises. Les connaissances techniques des Français sont pour le moins perfectibles en matière de placements financiers en actions. Une courte majorité (52%) est désormais capable de définir un dividende (contre 60% en 2004), et seule une minorité (45%) un fonds commun de placement (FCP). Pire, s'agissant des obligations, moins d'une personne sur quatre parvient ainsi à en donner la définition. En 2004, une personne interrogée sur trois étant encore en mesure d'y parvenir, parmi trois réponses possibles. La notion de risque attaché aux actions est par ailleurs plutôt bien perçue par 87% des sondés. En conséquence, ils sont 70% à savoir qu'en diversifiant ses placements en Bourse, on peut limiter ces risques, soit le meilleur niveau des pays testés. Cependant cette prise de conscience trouve ses limites : ainsi, plus d'un tiers (36%) des sondés déclarent investir en actions pour « mettre de l'argent de côté en cas de coup dur ». Au-delà de ce paradoxe, la perception du risque de perte en capital associé aux actions est à nuancer par le fait que seuls 21% des citoyens français déclarent posséder des actions de société, 16% des OPCVM (SICAV ou FCP) et seulement 11% des obligations. Ces taux de détentions augmentent en fonction des revenus des foyers. Ainsi les 10% des ménages les plus riches détiennent 46% de l'ensemble du patrimoine des ménages, tandis que la moitié de la population s'en partage 7%. De fait les français sont assez peu actifs en ce qui concerne la gestion de placements financiers : seuls 6% s'en occupe de façon hebdomadaire, 31% environ une fois par mois, et près des deux-tiers (62%) une ou deux fois par an ou moins souvent. Des comportements qui semblent assez peu compatibles avec la gestion d'un portefeuille de titres cotés en Bourse, d'autant plus dans le contexte de volatilité des cours qui prévaut depuis plusieurs mois. Enfin, la relative faiblesse des taux de détention d'action trouve s'explique peut-être par les motivations à long terme des Français concernant leurs placements financiers. 50% des personnes citent en priorité l'épargne de précaution, alors que seulement 6% déclare vouloir « disposer d'un complément de revenus » ou « faire une plus-value rapide » (1%). Les objectifs prudentiels sont accrus chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans et les femmes (56% chacun). Cette étude a été réalisée en juin 2011, avant la chute des valeurs boursières, intervenue au cours de l'été. |
















