Bourse : des pistes pour réagir avec sang-froid en pleine tourmente des marchés |
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| Écrit par Infomedia |
| Mardi, 09 Août 2011 16:15 |
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Au terme de 11 séances consécutives de baisse, du jamais vu depuis sa création en 1987, le CAC 40 a franchi en baisse le seuil symbolique des 3000 points le mardi 9 août avant de de ressaisir. Comment réagir à l'emballement des marchés ? La Bourse enchaîne les séances de baisse. Certains observateurs parlent même de krach. Est-ce une fatalité ? Comment réagir ? Y-a-t-il des protections possibles ? Il n'est peut-être pas trop tard pour sauver ce qui peut l'être dans votre portefeuille en Bourse - même si le vieil adage boursier pas vendu pas perdu commence à perdre de sa vraisemblance au rythme où vont les crises - ou même de saisir des opportunités pour tirer avantage de la situation. Tout en ayant à l'esprit que l'investissement en actions vous expose à des pertes en capital, comme nombre de boursicoteurs ont pu amèrement le constater depuis le début du mois de juillet avec plus de 15% de baisse sur le CAC 40. Un CAC 40 bientôt à 2 400 points ? Est-ce une fatalité ? Les Cassandre voient le prochain plancher de l'indice parisien à 2400 points touché en mars 2009, après avoir enfoncé les seuils de 3700, 3500 et 3300 points en quatre séances jusqu'à passer sous le seuil symbolique des 3000 points. On peut en tout cas craindre qu'aucune n'amélioration ne se profile de manière générale à la Bourse de Paris, au gré de publications macro-économiques qui ne s'annoncent pas favorables. Et la micro-économie (les publications des résultats des sociétés cotées) ne seront probablement d'aucun secours dans les prochaines semaines pour deux raisons simples : d'abord, le gros des annonces de sociétés du CAC 40 est passé, et les signaux envoyés aux investisseurs n'ont pas été de nature à les rassurer ; ensuite, pour cette même raison, les annonces seront moins nombreuses pendant les deux semaines d'août qui viennent, jusqu'à la salve d'annonces des résultats semestriels des entreprises moyennes et petites cotées en Bourse. Ce qui n'empêchera pas certaines valeurs d'afficher des hausses. Par exemple, le semencier Vilmorin (FR0000052516 - RIN) a vu son cours gagner 1,71% le 4 août après l'annonce d'un chiffre d'affaires supérieur aux attentes, pendant que le CAC 40, plongeait de 3,90%. Se fixer des seuils de pertes acceptables Il faut aussi penser aux moyens techniques qu'offrent la gestion des comptes-titres et autres PEA (Plan d'Epargne en Actions) par Internet. Il est possible de limiter ses moins-values en se fixant des « stop loss ». Ce sont des ordres automatiques de vente qui se déclenchent machinalement dès l'atteinte du seuil que vous vous êtes fixé. Un bon moyen de mettre votre portefeuille à l'abri contre toute nouvelle baisse. Les investisseurs les plus téméraires peuvent croire à l'atteinte d'un support autour de 3.000 points pour revenir à l'achat sur certaines valeurs, jugeant, les niveaux de valorisation extrêmement faibles, et par vous de conséquence abordables. « En dépit de ces incertitudes, les grandes valeurs internationales, ou spécialisées dans certaines niches de croissance, restent des investissements attrayants selon nous, que ce soit via les actions ou les obligations privées. [...]Nous continuons à privilégier les sociétés les moins exposées au cycle économique et celles bénéficiant de la croissance des pays émergents. A court terme, nous sommes relativement favorables aux secteurs alimentation/boissons et biens de consommation non cycliques », estime Gaël Dupont, Directeur général délégué de la société de gestion Cholet Dupont. Les plus spéculateurs pourront de leur côté jouer de nouvelles baisses en utilisant le SRD (Service de Règlement Différé) ou les trackers qui répliquent les performances des indices en sens contraire, du type Lyxor ETF Short CAC 40. . |















