Crowdfunding : l’AMF conseille les investisseurs dans un guide

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Le financement participatif ou crowdfunding s'est fortement développé ces dernières années. Conscient de cette tendance, l'Autorité des marchés financiers (AMF) publie un guide en ligne pour informer les particuliers sur les particularités et les risques de ce mode d'investissement.

 

Prêts gratuits, rémunérés, souscriptions de titres, dons, ... Le crowfunding revêt bien des formes et au sein de cette appellation cohabitent des investissements aux objectifs et aux rendements totalement différents. C'est pour mieux informer les investisseurs particuliers sur ces particularités que l'Autorité des marchés financiers (AMF) publie un guide à destination du grand public sur son site internet mardi 14 mai 2013.

Qu'est-ce que le crowdfunding ?

Le crowdfunding, littéralement « financement par la foule », consiste à mettre en relation des porteurs de projet et des investisseurs par le biais de plates-formes. Ces systèmes de financement ont été popularisés par le dénicheur de talents musicaux My Major Company, pionnier du financement participatif créé en 2007. Mais ces sites de mise en relation, explique l'AMF, « peuvent adopter différents schémas et proposer des services à géométrie variable ». Trois grandes formes se dégagent ainsi : le prêt gratuit ou rémunéré ou « peer to peer lending », la souscription de titres dans l'optique de soutenir une entreprise (crowdinvesting) et enfin le don ou la contribution donnant lieu à une contrepartie en nature ou en numéraire.

Ces différentes formes doivent être connues de l'investisseur au moment de son choix, afin de maîtriser les risques associés à ces financements.

Quels risques encourus ?

Dans son guide, l'AMF met en exergue les principaux risques encourus par le particulier désirant financer le porteur de projet. A l'instar des systèmes de financement participatif précités, les risques inhérents au crowdfunding sont très différents. L'AMF cite entre autres le risque de perte du capital investi, « notamment en cas de difficulté de l'entreprise émettrice ou emprunteuse ». De plus, l'absence de liquidités des titres souscrits et la difficulté pour évaluer leur valeur, lorsqu'ils sont non cotés, est également mise en avant par le régulateur.

Parallèlement à ces aléas, des risques liés à la bonne foi des plates-formes relais sont également pointés par l'AMF, notamment « l'absence de dépôt des fonds auprès d'un établissement contrôlé et le risque de détournement des paiements effectués par le biais de la plate-forme » et « l'absence de garantie quant à l'affectation des fonds collectées au regard du projet initial ».

Afin d'éviter ces écueils, l'AMF recommande aux particuliers intéressés par la démarche du crowdfunding de se renseigner à la fois sur la plate-forme de crowdfunding concernée ainsi que sur le porteur de projet. A ce titre, l'Autorité des marchés financiers rappelle que les informations relatives à ces plates-formes sont disponibles sur le site du registre des agents financiers (Regafi) et sur celui des intermédiaires en assurance, banque et finance (Orias).

 

 

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