Epargne populaire : de plus en plus de régions sollicitent leurs administrés |
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| Écrit par Olivier Dubrana |
| Jeudi, 22 Décembre 2011 15:24 |
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Plusieurs régions françaises cherchent des sources alternatives de financement que certaines trouvent auprès de leurs administrées via des placements obligataires. Les deux premières émissions de titres aux particuliers de l'année en Limousin et Auvergne ont reçu un bon accueil du public. Après l'Auvergne et le Limousin en mai et octobre 2011, deux autres régions s'apprêtent à faire appel à l'épargne populaire auprès de leurs administrés : Rhône-Alpes, d'après plusieurs sources de presse, et Pays de la Loire à hauteur de 100 millions d'euros chacune. Cette dernière avait d'ailleurs déjà mené une opération similaire fin 2009. Les régions Centre et l'Ile-de-France envisagent elles aussi de recourir à l'épargne de proximité rapportent Les Echos. Le journal indique que le conseil régional d'Ile-de-France réfléchit ainsi à la possibilité d'emprunter 100 à 150 millions d'euros auprès des franciliens, tandis que le Centre entend engager pour 2012 une offre au public visant à collecter 20 à 30 millions d'Euros. Son président François Bonneau, cité par Les Echos, justifie cette décision par « la dégradation des conditions de crédit sur le marché bancaire ». Soumises elles-aussi aux notations des agences de notation, les régions peuvent ainsi espèrent ainsi se démarquer de la situation de l'Etat - de plus en plus menacé par la perte de son triple A - dont elles dépendent en matière de dotations. Dirigées par des responsables de l'opposition sauf l'Alsace et La Réunion, elles cherchent donc des sources de financement propres. Succès dans le Limousin et en Auvergne Les modalités de l'épargne populaire varient selon les régions, mais il s'agit dans presque tous les cas d'emprunts obligataires (émission d'obligations, NDRL), pouvant être souscrits comme une cotation en Bourse, avec la publication d'un prospectus visé par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) et une cotation sur Euronext. Sont ainsi proposés des taux de rémunération fixes, autour de 4% avant impôts, supérieurs à ceux pratiqué par le Livret A et voisins des rendements des fonds euros des contrats d'assurance vie. Des opérations qui ne sont pas sans rappeler l'emprunt EDF lancé en juin 2009 qui avait attiré 270.000 particuliers pour 3,2 milliards d'euros. En mai dernier, la région Limousin avait lancé une souscription auprès de l'épargne populaire sous forme d'obligations d'un montant unitaire de 200 euros à un taux de rémunération de 4,1% sur cinq ans. Elle a clôturé les souscriptions le 9 juin, récupérant 25,6 millions d'euros. L'initiative en Auvergne lancée le 10 octobre a également été couronnée de succès : son emprunt dit « épargne durable » proposait aux Auvergnats des coupons de même valeur, pour une même durée d'échéance, mais à un taux fixe de 4%. L'opération devait se poursuivre jusqu'au 28 octobre, mais elle s'est finalement terminée de façon anticipée le 18 octobre, après avoir collecté en huit jours 20 millions d'euros. Elle a, selon la région, été « victime de son succès ». Document |
















