Fusions-acquisitions : les PME sont touchées aussi |
|
|
| Jeudi, 09 Août 2007 14:09 |
|
Arcelor-Mittal, Alcatel-Lucent, NYSE-Euronext et bien d'autres : les méga-rachats et fusions de sociétés se sont multipliés ces dernières années. L'augmentation du nombre des transactions transfrontalières a même permis à l'Europe de passer devant les Etats-Unis pour la première fois en quatre ans au premier semestre 2007. Un mouvement qui n'a pas épargné les petites et moyennes entreprises. Première raison : nombre d'entre elles sont entrées en Bourse pour financer leur développement, notamment par rachat de sociétés concurrentes ou compléter leur portefeuille d'activités. Parmi la centaine de sociétés cotées, un tiers d'entre-elles ont réalisé des opérations de croissance externe (rachats d'autres entreprises).
Un mouvement en accélération Un mouvement qui s'est accéléré ces derniers mois. Ainsi, dans l'industrie, AB Fenêtres a conclu un accord en vue d'une prise de participation de 50% au capital d'AQ Okna, numéro deux de la fabrication et de la distribution de menuiseries en République Tchèque. Dans l'immobilier, le promoteur Celeos s'est porté acquéreur de Saint-Jean Immobilier, confrère opérant dans les régions Rhône-Alpes et PACA, pour plus de 10 millions d'euros. Dans les services à l'industrie, le groupe d'ingénierie Eurilogic a annoncé en l'espace d'un mois l'acquisition d'ISIS-MPP, de la société de conseil et d'ingénierie Teksan et de la société d'étude et de conseil en électronique industrielle Midi Ingénierie. Le secteur des télécommunications n'est pas en reste, l'opérateur alternatif Normaction ayant racheté deux entreprises depuis son transfert du Marché Libre vers Alternext mi-2006. Ce mouvement pourrait bien ne pas s'arrêter en si bon chemin puisque plusieurs sociétés nouvellement entrées sur Alternext ont ouvertement fait part de leur intention de grossir par rachat de sociétés. L'éditeur de logiciels Arkoon, le concepteur d'ordinateurs industriels Logic Instrument et le spécialiste de l'administration de biens et les transactions immobilières Groupimo entrent dans cette catégorie. Forte activité des fonds d'investissement La faiblesse des taux d'intérêt constitue sans conteste l'autre facteur favorisant les regroupements. D'où l'activisme des fonds d'investissement spécialisés dans les rachats par endettement (LBO ou MBO) qui interviennent auprès de sociétés « bien de chez nous ». Ainsi, le fabricant charentais de cabines de peinture Omia, a-t-il fait au printemps dernier l'objet d'un LBO organisé par le fonds Ciclad qui a investi 4 millions d'euros. Etablie dans les Pyrénées-Atlantiques, le fabricant de chaussures de confort Luxat a été repris en MBO à parité par LCL Régions Développement et Avenir Entreprises. Cependant, selon une étude du cabinet KPMG, l'activité mondiale des fusions-acquisitions « est proche de son pic et les volumes totaux vont baisser cette année», prédit-il, soulignant un «déclin modeste de la confiance et de l'appétit pour les rachats dans les mois à venir ». |











