Fusions-acquisitions : une année 2008 moins prospère |
|
|
| Jeudi, 28 Février 2008 13:28 |
|
Après une année 2007 historique marquée par 24% de croissance dans le monde à 4500 milliards de dollars sur le marché des fusions-acquisitions, selon Thomson Financial, le contexte semble moins propice aux rapprochements d'entreprises petites et moyennes en 2008. L'abondance des financements qui a prévalu au cours des trois dernières années, tant en dette qu'en capital (au travers de l'appel au marché ou au capital-investissement) est aujourd'hui révolue. « L'accès au marché boursier est plus difficile tant pour les introductions en Bourse que pour les augmentations de capital », souligne David Salabi, directeur général de Financière Cambon, cabinet de conseil spécialisé en fusions-acquisitions et levées de fonds. Un contexte susceptible de permettre aux fonds d'investissements de se placer en embuscade en cas de reports ou d'échecs d'entrées en Bourse. « Nous pourrions assister à une reproduction de l'an dernier : nous avons conclu un montage de type LBO avec Easyvoyage», explique David Salabi. Le comparateur de voyages en ligne avait tenté en vain de lever entre 6,5 et 7,5 millions d'euros à la mi-2006 dans le cadre d'un projet d'admission sur Alternext. Au début de cette année, Luneau Technology, premier candidat à la cotation sur ce même compartiment de la cote, a lui aussi jeté l'éponge. Ce spécialiste des équipements de diagnostic ophtalmique a bien évidemment invoqué « des conditions de marché particulièrement difficiles ». L'accès aux financements bancaires Concernant l'accès aux financements bancaires, le constat des intervenants est plus nuancé. Le recours à la dette demeure possible pour des opérations de moins de 100 millions d'euros. « Celles-ci ne sont pas concernées par la crise financière qui touche les opérations plus importantes, confirme David Salabi. Nous venons d'ailleurs de boucler un financement de 12 millions d'euros ». Le directeur général de Financière Cambon reconnaît tout de même des conditions d'accès au crédit « un peu durcies » mais « pas de rupture brutale ». Les valorisations des transactions ne semblent pas trop affectées A ce stade, les valorisations des transactions ne semblent pas trop affectées. Une situation appelée à perdurer ? La plupart des cabinets en doutent, ne serait-ce qu'en raison de l'ajustement des valorisations des transactions à venir à la baisse des cours en Bourse, que les parties prenantes soient ou non cotées. Surtout, c'est la nature même des intervenants qui semble avoir changé. « Nous voyons une nouvelle typologie d'acteurs avec un retour des acheteurs industriels au détriment d'intervenants purement financiers. Il en résulte un allongement des processus de décision », note Damien Bachelot, co-président fondateur d'Aforge Finance, société de conseil en fusions-acquisitions et gestion patrimoniale. |











