Grand emprunt national : une bonne affaire pour les épargnants ? |
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| Mardi, 23 Juin 2009 06:55 |
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Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d'un emprunt sans lever le voile sur ses modalités. Plusieurs questions restent en suspens... Appel public à l'épargne ? Emprunt obligataire éligible à l'assurance vie ? Souscription réservée aux investisseurs institutionnels ? Ou tout à la fois ? Le suspense reste entier : les modalités de l'emprunt ne seront fixées qu'au terme du débat devant se tenir de juillet à septembre 2009 entre le Parlement, les partenaires sociaux, les acteurs économiques, de la culture, de la recherche et de l'éducation. Difficile donc de se prononcer sur l'intérêt du futur produit qui sera émis. Seule certitude, les dernières adjudications d'obligations assimilables du Trésor (OAT) font apparaître des taux de l'ordre de 3% à 5 ans.
Quant à son affectation, il ne s'agira pas de financer les dépenses courantes mais bien de faire en sorte « que cet emprunt soit affecté exclusivement à ces priorités stratégiques pour l'avenir », a affirmé Nicolas Sarkozy. Réductions et exonérations fiscales Cet emprunt ne fera cependant que favoriser le creusement des déficits publics. Se posera donc la question, pour l'épargnant, de savoir s'il cautionne ou non cette émission d'emprunt qui, de surcroît, aura un coût s'il est ouvert au public : celui de la campagne publicitaire organisée, celui des les commissions auprès des banques (800 millions de francs), celui des réductions et exonérations d'impôts destinées à donner de l'attrait au produit... Le dernier emprunt national en date remonte à 1993, Nicolas Sarkozy était alors ministre du budget. « L'emprunt Balladur » avait permis de lever 16,5 milliards d'euros à un taux de 6%. |















