Informatique : pas de ralentissement dans les 18 mois |
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| Jeudi, 18 Octobre 2007 10:44 |
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Faut-il craindre un ralentissement généralisé du secteur informatique et par ricochet à un plongeon des cours de Bourse des sociétés cotées qui y appartiennent ? Tout détenteur de ce type de titres peut légitimement se poser la question après la crise financière intervenue l'été dernier, sachant que les métiers de la banque-assurance comptent parmi les principaux donneurs d'ordres des sociétés de services informatiques et des éditeurs de logiciels (90 de ces sociétés sont cotées sur la Bourse de Paris). Le discours tenu par les spécialistes sont de nature à rassurer les plus inquiets : à ce jour, le Syntec Informatique, la chambre professionnelle du secteur, n'a pas constaté d'impact de la crise financière sur les investissements en technologies du secteur bancaire en France. Et pour cause, le cabinet d'études IDC estime que les deux tiers des investissements bancaires concernent la banque de détail et non la banque de financement et d'investissement ou la gestion d'actifs qui sont plus directement touchées par la crise des subprimes. En outre, le Syntec rappelle que les banques françaises sont plutôt engagées dans des investissements durables, notamment réglementaires tels que Mifid (directive européenne visant à protéger les investisseurs et promouvoir la transparence et l'efficacité des marchés financiers) ou Sepa (espace de paiement unique en euro). Sans parler des (re)structurations internes des établissements financiers. A moyen terme, le Syntec voit même dans cette crise des opportunités à saisir pour le secteur avec le renforcement des procédures de gouvernance et de transparence. Les investissements en informatique pourraient donc s'accroître sous l'effet de la mise en place de nouvelles réglementations de contrôle. Dans ces conditions, la profession estime que le marché des logiciels et services informatiques en France devrait croître comme en 2006 et 6,5% en 2007, dans le bas de la fourchette prévisionnelle communiquée par le Syntec en début d'année (+6% à 8%). La tendance de fond reste porteuse pour les entreprises du secteur puisque la croissance n'est pas amenée à ralentir au cours des 18 prochains mois. Le Syntec anticipe une croissance plutôt équilibrée sur l'ensemble des marchés, le secteur public, les services et la finance devant demeurer les plus porteurs. Pour 2008, le Syntec Informatique anticipe une poursuite de cette tendance. Ce qui n'est pas sans provoquer une certaine pénurie de personnel : le taux de chômage dans les logiciels et services ressort à seulement 2,1% à fin 2007 juin contre 2,5% à fin décembre 2006 et 4,4% à fin 2005 contre respectivement 8%, 8,7% et 9,6% pour l'ensemble de l'économie française. D'ailleurs, le Syntec estimait en début d'année 2006 que 207.000 postes seraient à pourvoir d'ici 2015 (dont 58.000 départs d'informaticiens à la retraite du fait du papy boom). Au rythme actuel et en prenant en compte l'accélération des recrutements observée et les informaticiens restant demandeurs d'emploi, le secteur devra faire face à une problématique majeure d'ici 2 ans. Une forte intensification de la concurrence sur les recrutements est donc à prévoir avant la fin de la décennie. |











