| Les certificats |
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Comment investir dans toutes les sociétés du CAC 40 sans avoir à débourser des millions d’euros ? Réponse : en utilisant des certificats.
Le principe. Comme les OPCVM, le certificat permet d’investir sur un panel d’actions. Mais à la différence, il est émis par un établissement bancaire. Surtout, c’est un produit dérivé qui possède une échéance. Les investissements. Un certificat joue sur un sous-jacent, c’est-à-dire une valeur mobilière, un indice (comme le CAC 40), ou sur un secteur (télécommunications, énergie…). Le certificat suit l’évolution du sous-jacent. En quelque sorte, l’investisseur parie sur les fluctuations du sous-jacent : il peut donc jouer à la hausse, à la baisse ou à la stabilité pour espérer un gain. Le prix d’un certificat est déterminé par sa parité avec son sous-jacent, souvent de 10/1 : pour une action valant 100 euros, le certificat vaudra 10 fois moins, soit 10 euros. L’effet de levier. Le principal intérêt de certains certificats réside dans leur effet de levier : de part le calcul des gains, si le sous-jacent gagne 1%, mon certificat peut progresser de 2 à 3% (voir les exemples). Le certificat bull. C’est le plus simple de ces placements : le taux de croissance et le gain sont identiques entre le certificat et le sous-jacent. Le certificat bear. Il permet de spéculer à la baisse ! Plus votre sous-jacent s’effondre, plus vous gagnez de l’argent. Le bear possède une valeur de référence : si votre sous-jacent passe au dessus, vous avez tout perdu. Il bénéfice aussi d’un effet de levier, car le prix se calcule par la différence entre la valeur de référence et la valeur réelle. Pourquoi spéculer à la baisse ? Certains utilisent le bear pour se couvrir : j’achète des actions et leurs certificats. L’action monte, je gagne mais je perds dans les sous-jacents : la rentabilité est moindre. Si l’action baisse, je gagne avec les certificats : je limite la casse. C’est en quelque sorte une assurance. Le certificat cappé. Il permet de jouer une hausse modérée du sous-jacent, en définissant un plancher, en dessous duquel vous perdez la mise, et un plafond, au dessus duquel vous remportez un gain défini à l’avance. Si la valeur de cours reste dans les cordes, vous gagnez la différence entre le cours le plus bas et le plafond. Le certificat flooré. Même principe que pour le cappé mais en jouant à la baisse. Le certificat discount. Pour ceux qui pensent que le sous-jacent va rester stable. Vous achetez le certificat avec une décote d’environ 10% au prix réel, avec une valeur de référence. La fiscalité des certificats. Les certificats ne sont pas tous éligibles au PEA. En dehors, voici la fiscalité applicable : Si les certificats arrivent à échéance, vous avez le choix entre l’imposition sur le revenu (+12,1% de cotisations sociales), où le prélèvement libératoire. Les pertes ne sont pas considérées comme des moins-values et donc ne peut être déduites du revenu imposable. Précautions. Le certificat semble simple d’emploi, mais les pertes peuvent vite se multiplier. A vous donc de surveiller de très près les évolutions du sous-jacent. De plus, chaque établissement proposant ses certificats, les conditions, tout comme le vocabulaire utilisé, varient selon les banques. |
























