L'embellie retrouvée du secteur de l'intérim |
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| Mercredi, 06 Juin 2007 14:59 |
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Une embellie spectaculaire. Le marché français du travail temporaire connaît un dynamisme ininterrompu depuis le printemps 2006. Selon le PRISME, syndicat qui regroupe plus de 80% de la profession, le chiffre d'affaires du secteur s'est inscrit en croissance de 7% l'an passé, soit le taux le plus élevé constaté depuis 2001. La tendance est même à l'accélération puisqu'au premier trimestre 2007, la progression ressort à 10%. Au cours des quatre premiers mois de l'année, la hausse d'activité de l'intérim a représenté la création de près de 45.000 emplois en équivalent temps plein. L'Américain Manpower, numéro 2 de l'intérim en France vise une croissance de 10 à 12% en France sur le deuxième trimestre. Comment expliquer un tel rebond ? Les spécialistes citent pêle-mêle l'amélioration continue du marché de l'emploi en France, notamment dans le BTP et les services, l'essor du nombre de cadres (en croissance de 15% entre 2005 et 2006) et de seniors sur le marché de l'intérim, et un besoin de flexibilité accru des entreprises dans un contexte de croissance économique encore faible. Les sociétés de travail temporaire semblent également bénéficier de la loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, dite loi Borloo. Ce texte a instauré deux nouveaux cas de recours à l'intérim (faciliter l'embauche de personnes sans emploi et nécessité de complémenter de formation professionnelle au salarié), permis aux entreprises de travail temporaire d'assurer le recrutement de salariés permanents pour le compte des entreprises en CDD et CDI et d'accompagner le placement de chômeurs financé par le service public de l'emploi ou par les collectivités territoriales. Ainsi, en 2006, 26.500 recrutements ont été effectués contre 8.500 pour en 2005, soit trois fois plus. Près de 90% d'entre eux ont été réalisés par les grandes entreprises du secteur communément appelées « top 20 ». La reprise constatée n'est pas le seul catalyseur du secteur. En effet, en avril de cette année, l'ACOSS (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) a publié une circulaire précisant une modification de calcul de certaines charges sociales, avec effet rétroactif au 1er janvier 2006. Les principaux acteurs de la profession ont annoncé que ce changement pourrait représenter l'équivalent d'un point de rentabilité. L'ensemble de ces éléments ne sont pas passés inaperçus des financiers qui ont incorporé les groupes de travail temporaire français cotés dans le portefeuille. Ainsi, les cours de Bourse de Crit, Synergie et DLSI ont grimpé respectivement de 26%, 39% et 26% depuis le début de l'année. Ces trois groupes tâchent d'accélérer le mouvement en procédant à des acquisitions. Le premier a racheté deux sociétés en Espagne l'an passé. Le second vient de prendre le contrôle d'un acteur britannique venant compléter son réseau outre-Manche issu du rachat du gallois Acorn in 2005. Le dernier est entré sur Alternext fin 2006 afin d'accroître sa taille. Basé à Forbach (Moselle) DLSI a d'ores et déjà réalisé sa première opération depuis son entrée en Bourse avec l'acquisition du fonds de commerce de la société Alpro Intérim implantée à Pontoise (Val d'Oise). |











