Le groupe électrique a levé entre le 17 juin et le 6 juillet 3,2 milliards d'euros, soit trois plus que le montant escompté. Une réussite qui ne doit rien au hasard.
Outre la confiance que les épargnants ont pu accorder à EDF, cette souscription démontre l'appétence des Français pour les placements présentant un couple rendement-sécurité intéressant, crise financière oblige.
L'argument rendement de l'emprunt obligataire d'EDF était le suivant : d'une durée de 5 ans, il est rémunéré annuellement à un taux d'intérêt fixe de 4,5% avant prélèvements fiscaux et sociaux (environ 3,3% net) là où le livret A rémunère à 1,75% net d'après le taux fixé au 1er mai et 1,25% à compter du 1er août 2009.
Côté sécurité, l'intégralité du capital sera reversée au terme de l'emprunt. A condition donc de ne pas revendre des obligations avant l'échéance. Les porteurs faisant ce choix pourront enregistrer un gain ou s'exposer à une perte sur le montant investi en fonction de l'évolution des marchés. Autre inconvénient, une hausse des taux d'intérêt - alors que ceux-ci sont historiquement bas - pourrait affecter défavorablement la valeur des obligations, notamment en cas de cession avant l'échéance. |