L’or au-delà des 2000 dollars l’once en 2012 ? (SG / CPoR) |
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| Écrit par Pierre Havez |
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CPoR Devises vient de lancer sur le marché français un nouveau lingot d'or d'une once. On peut s'interroger sur les risques potentiels d'un tel achat à la lumière des récents soubresauts des valeurs du métal jaune, illustrés par la dégringolade intervenue le mois dernier après plusieurs mois de hausse ininterrompue. « L'or a été victime de son propre succès » en septembre Les cours de l'or se sont effondrés en septembre 2011, passant de presque 1 900 à moins de 1 600 dollars l'once, avant de remonter dans une fourchette comprise entre 1 650 et 1 700 dollars. Simple rebond technique ou signe d'une reprise durable des cours de l'or ? Beaucoup s'accordent sur une nouvelle envolée de la relique barbare, dont la Société Générale (SG) Private Banking, qui anticipe, dans son bulletin de stratégie d'investissement n° 45 publié mardi 11 octobre, le fait que « l'or pourrait atteindre voire dépasser le seuil symbolique de 2.000 dollars l'once au cours des prochains mois, sauf à considérer qu'une solution crédible à la crise européenne puisse être dégagée dans l'intervalle ». Cette analyse rejoint celle de Jean-Pierre Dijan, président du Directoire de CPoR Devises. « S'il n'y a pas d'accord rapide sur la résolution de la crise des dettes souveraines, alors l'or montera automatiquement », avant de balayer la thèse d'une possible tendance baissière du cours. « L'accident du mois de septembre révèle en fait que l'or a été victime de son propre succès car les investisseurs ont vendus leur or pour faire des prise de gain ou financer leur perte », considère-t-il. Après 11 années d'affilée d'une croissance soutenue, pendant laquelle la valeur de l'once s'est multipliée par 7, passant de 273 dollars en 2000 à 1 911 à son plus haut en 2011, les projections de CPoR varient ainsi entre 2 000 et 2 200 dollars l'once pour 2012. Un autre argument est aussi largement évoqué pour expliquer cette hausse à long terme : la contraction de l'offre sur le marché de l'or. Les ressources en métal précieux ne sont en effet pas infinies et à ce jour 163 000 tonnes ont déjà extraites contre seulement 25 000 tonnes de réserves non exploitées. Facteurs haussiers qui subsistent Par ailleurs, la réputation de valeur refuge de l'or ne se dément pas. C'est en tout cas l'avis de François de Lassus, directeur de la communication de CPoR, pour qui : « L'or est une matière première unique car elle s'appuie majoritairement sur les demandes des particuliers (bijouterie et investissement NDLR) et non sur l'industrie » De ce fait, l'or physique est considéré comme un investissement à moyen ou long terme dans un but d'assurer une partie du portefeuille. « L'or est un investissement privilégiés des particuliers du fait de sa sécurité, sa disponibilité, et l'absence de risque de contrepartie » a-t-il ainsi ajouté. Enfin, les marchés émergents qui ne connaissent pas (encore) la crise, en particulier la Chine et l'Inde, prennent une part croissante dans les échanges de métal jaune puisque ils représenteraient à ce jour « 52% des transactions mondiales de l'or » Dans l'Hexagone, la tendance est aussi à l'accélération d'achat des particuliers. Depuis 2008, le marché français est ainsi devenue « net acheteur » de plus de 2 tonnes d'or, c'est-à-dire que la balance entre acheteurs et vendeurs d'or est positive. Cependant, comparativement à l'Allemagne (net acheteur de 119 tonnes), la marge de progression reste élevée. |
















