La Bourse de Paris en quête de sociétés étrangères |
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| Mercredi, 13 Février 2008 13:16 |
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Les sociétés étrangères vont-elles se substituer à leurs homologues françaises pour renouveler la cote parisienne ? Force est de constater que parmi les rares entreprises candidates à une cotation en Bourse en France, la faute aux mauvaises conditions de marché, plusieurs d'entre-elles sont extra hexagonales. Quatre entreprises se sont ainsi présentées aux investisseurs depuis le début de l'année, dont une chinoise et une italienne. La première, CSPS, commercialise des modules d'économie d'énergie pour son marché domestique. La seconde, Cimolai est une entreprise de BTP et de génie civil. 16 nouvelles sociétés étrangères en 2007 Ces projets font suite à un décollage des introductions d'entreprises internationales survenu l'an passé : sur 105 sociétés introduites, 16 ont été le fait de sociétés étrangères contre 2 en 2006. Parmi elles NYSE-Euronext, issue de la fusion entre la Bourse paneuropéenne Euronext et le New York Stock Exchange, la société minière sud-africaine Batla Minerals ou les sociétés chinoises Easson Telecom, Lionax et Vestasia, cette dernière étant notamment spécialisée... dans les introductions en Bourse. Alternext, marché alternatif dédié aux PME, a quant à lui accueilli 6 entreprises non françaises. Le bilan s'avère cependant inférieur à celui affiché par le marché de Londres qui reste le premier en Europe pour l'introduction en bourse d'entreprises internationales. La City en a accueilli 32 rien qu'au cours du dernier trimestre 2007. Fuite des fleurons du capitalisme L'année 2008 devrait également être marquée par l'arrivée des premières entreprises non-européennes cotées à New York grâce à l'instauration de la procédure, dite de « fast track », leur permettant de bénéficier d'un accès simplifié aux marchés de NYSE-Euronext en Europe. Il suffira aux sociétés candidates de présenter aux autorités de marché les documents déjà contrôlés par la SEC, l'autorité boursière américaine, en lieu et place du prospectus habituellement exigé. L'émetteur qui opte pour cette solution ne pourra, toutefois, pas faire appel public à l'épargne à l'occasion de son introduction sur le marché et devra se contenter d'un placement privé. Ces démarches ne doivent cependant pas occulter un fait : sur le marché réglementé, le nombre de sociétés étrangères a chuté de 124 en 2004 à 104 en 2005 et 88 en 2006. Parmi les partants, nombre de fleurons du capitalisme mondial : Sony, Pfizer, AT&T ou Bayer pour lesquels Paris était une place de cotation secondaire avec une faible liquidité. D'aucuns parlent à cet égard de « marginalisation de la place de Paris sur la sphère financière internationale ». |











