La Bourse de Paris veut attirer les sociétés étrangères |
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| Mercredi, 14 Février 2007 14:47 |
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La Bourse de Paris, au travers d'Alternext, capte de plus en plus d'entreprises étrangères. Sur les huit premières introductions en Bourses réalisées depuis le 1er janvier dernier sur le marché alternatif dédié aux petites et moyennes valeurs de la place parisienne, deux ont été le fait de sociétés extra hexagonales, soit autant que durant toute l'année 2006. L'an passé, Alternext avait accueilli l'italien Safwood, qui exploite des forêts en Russie, et le britannique Assima, éditeur de logiciels de formation aux applications informatiques, fondé et présidé par un français, Michel Balcaen. En l'espace de 6 semaines, le marché a ouvert ses portes à la société canadienne H2O Innovation et l'espagnole Antevenio. Déjà cotée sur le marché TSX au Canada, la première, introduite le 25 janvier, a recherché une visibilité accrue auprès d'investisseurs européens « plus sensibilisés aux problématiques de développement durable » selon son président Guy Goulet. Grâce à ce surcroît de notoriété, le dirigeant entend faire usage de la ligne de financement - Equity Line comme disent les spécialistes - de 70 millions de dollars canadiens (soit 45 millions d'euros) pour procéder à des opérations de croissance externe, en Amérique du Nord, mais également en Europe. Pour sa part, Antevenio s'est distinguée comme la première société étrangère à réaliser une offre au public à l'occasion de sa cotation sur Alternext, alors que les autres s'adressaient uniquement aux investisseurs institutionnels. Avec succès puisque la société espagnole de services marketing en ligne a placé 1,2 million d'actions sur le marché pour un montant total de 8,17 millions d'euros de capitaux levés. Le placement réservé aux institutionnels a été sursouscrit 9 fois et l'offre à prix ouvert pour les particuliers 25 fois. Euronext entend faire d'Alternext un marché de référence pour les petites et moyennes entreprises Euronext n'entend pas s'arrêter en si bon chemin et entend faire d'Alternext un marché de référence pour les petites et moyennes entreprises en Europe, au même titre que son alter ego, l'Alternative Investment Market (AIM) lancé par la Bourse de Londres en 1995. « Notre première priorité est de pérenniser le pouvoir d'attraction du marché. Nous souhaitons atteindre un rythme de croisière d'une centaine d'introductions [sur Alternext] par an à un horizon de 18 à 20 mois. Cet objectif sera atteint grâce à l'introduction de sociétés étrangères et à l'accession du marché à un véritable statut international », explique Martine Charbonnier, directeur exécutif d'Euronext en charge de la cote et des émetteurs pour qui « Alternext s'adresse à toutes les PME-PMI de la zone euro, quelle que soit leur appartenance sectorielle ». Ce qui n'empêche pas la bourse de viser des sociétés chinoises, russes ou israéliennes en vue d'une admission sur le marché alternatif de la Bourse. Ces efforts ne seront pas de trop pour rattraper la place britannique. Au cours du quatrième trimestre 2006, l'AIM a réussi à attirer 18 entreprises non européennes portant sur une valeur totale de 298 millions d'euros. Cinq entreprises provenaient des États-Unis, l'Afrique du sud, les Îles Vierges britanniques, les Bermudes et l'Australie en comptaient respectivement deux alors que Singapour, Israël, Hong Kong, les Îles Canaries et les Îles Cayman en comptaient chacun une. Une diversité dont ne peut encore se targuer Alternext, qui a été créé 10 ans après le marché alternatif londonien. |











