| Le comportement des « Français patrimoniaux » profondément affecté par la crise |
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| Vendredi, 08 Janvier 2010 17:21 |
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L'Union Financière de France (UFF) et l'Ifop ont lancé leur Observatoire de la Clientèle Patrimoniale. Principaux enseignements de la première vague: une perception du risque exacerbée par la crise, une besoin accru de sécurité et de garanties, une défiance vis-à-vis du conseiller bancaire généraliste.
L'Union Financière de France (UFF) et l'Ifop ont mené l'enquête de septembre à novembre 2009 auprès de 301 « Français patrimoniaux ». Il s'agit d'épargants/investisseurs dont le patrimoine financier personnel hors immobilier est supérieur à 40 000 euros ou dont le patrimoine est moindre (minimum 30 000 euros) mais avec une intention de réaliser un placement financier dans les 2 ans. Tous détenteurs de valeurs mobilières et/ou d'assurance vie, les sondés ont permis aux initiateurs de l'enquête de tirer trois grandes conclusions, post-crise financière. 1- La crise a exacerbé la perception du risque lié aux placements financiers et a radicalisé les comportements des clientèles patrimoniales L'UFF et l'Ifop ont observé que les clientèles patrimoniales ont envisagé durant cette période de crise « le risque de perte totale de leur patrimoine ». Certains estiment désormais que tous les produits financiers sont risqués. L'étude montre cependant que tous les profils de clientèles ne réagissent pas de la même façon. « Les moins exposés au risque sont paradoxalement les plus en attente d'être rassurés sur l'absence de risque : il s'agit des profils moins aisés (tant patrimoine que revenus), de ceux dont la structure de portefeuille est peu risquée. La perception du risque de ces profils est renforcée par le sentiment d'être dépassé ou de subir le choix d'investissement », observe l'UFF. Autre paradoxe, les patrimoines plus élevés, qui ont le plus souffert de la baisse des marchés sont plus souvent prêts à « se refaire » sur le marché et à prendre des risques maîtrisés. 2- Un besoin accru de sécurité et de garantie qui s'accompagne d'un besoin grandissant de traçabilité du risque contenu dans les produits d'investissement Il demeure une forte aversion au risque : seules 33% des personnes interrogées se déclarent être ouvertes à prendre des risques modérés et 6% des risques forts ; elles ne sont pas prêtes à renforcer la part de produits risqués dans leur portefeuille (pas plus de 20% de produits risqués ce qui correspond au niveau de risque actuel). En conséquence de cette attitude sécuritaire la notion de risque d'un placement vient en 5ème rang d'importance dans les critères de choix d'un investissement loin derrière la disponibilité des fonds, la régularité des performances et les avantages fiscaux accordés. En revanche, l'information et la lisibilité du risque des placements financiers interviennent dans les critères prioritaires pour la gestion du patrimoine. 3- La crise montre l'émergence du sentiment de divergence d'intérêt entre les conseillers bancaires généralistes 57% des « Français patrimoniaux qui ont comme interlocuteur un conseiller bancaire généraliste pensent que celui-ci sert avant tout les intérêts de son employeur. Le jugement est beaucoup moins sévère en ce qui concerne les conseillers spécialisés, indépendants ou bancaires. Dans le futur, ils sont 44% à envisager de se tourner davantage vers n conseiller spécialisé (26% actuellement). |

























