Le nouvel eldorado des valeurs nickel |
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| Mercredi, 02 Mai 2007 14:28 |
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Une véritable ruée vers le nickel. Après un léger tassement survenu durant la seconde partie du mois de mars, les cours du nickel pour une livraison dans trois mois au London Metal Exchange (LME) premier marché de métaux à terme au monde, ont retrouvé ces derniers jours les plus hauts enregistrés début mars pour atteindre 48500 dollars la tonne. Depuis le début de l'année, les cours grimpent même de moitié (+47%) après avoir touché un nouveau sommet de 50000 dollars fin avril. Avec ce bond, le métal blanc, qui entre dans la composition de plusieurs familles d'alliages métalliques dont l'acier inoxydable, voit son prix plus que doubler en l'espace d'un an. Spéculations dirons certains. Pour d'autres spécialistes, cette flambée trouve sa source dans la contraction des stocks au LME et une demande très soutenue, alimentée par la Chine avec le développement actuel des fontes nickélifères, produites à partir de minerais importés à basse teneur en nickel. Selon un rapport de Macquarie Bank paru début avril, la demande de l'Empire du Milieu va croître de 29% en 2007 pour atteindre 320.000 tonnes. Quoiqu'il en soit, les valeurs « nickel » de la cote française sont plébiscitées par les investisseurs. Le groupe minier Eramet en est l'un des premiers bénéficiaires. En 2006, son chiffre d'affaires a augmenté de 13% à 3,06 milliards d'euros et son résultat opérationnel courant de 12% à 607 millions d'euros. Son pôle Eramet Nickel a même engrangé une hausse de 60% de son résultat opérationnel courant à 388 millions d'euros. Certes, le programme de couvertures sur le nickel mis en place par le groupe en 2006 au titre de l'année 2007 à 19000 dollars la tonne à hauteur de 40% des livraisons prévues en 2007 ne lui permettent pas de profiter pleinement de cet effet d'aubaine. Mais cela n'a pas empêché le cours de s'adjuger plus de 40% depuis le début de l'année. Les questions suscitées par l'éviction de Jacques Bacardats quant à une éventuelle évolution du tour de table du groupe minier ne sont pas non plus étrangères à ce mouvement haussier. Les autres bénéficiaires du bond du nickel sont les distributeurs de métaux, représentés en Bourse par IMS et Jacquel Metals. Ce dernier, distributeur d'aciers inoxydables, a publié un chiffre d'affaires au premier trimestre 2007 en hausse de 59% à 89,1 millions d'euros, croissance répartie équitablement entre effet volume et effet prix. La direction a fait état d'une très bonne visibilité actuelle soutenue notamment par l'Allemagne (4 centres de services). Pour le deuxième trimestre, le groupe devrait enregistrer un chiffre d'affaires au moins comparable au premier (de l'ordre de 90 millions d'euro). Pour sa part, IMS, leader européen dans la distribution d'aciers spéciaux, a publié un chiffre d'affaires en hausse de 52% à 362,8 millions d'euros. A données comparables, la progression atteint de 45%. Il s'agit du trimestre le plus élevé jamais réalisé par IMS bénéficiant à la fois d'une progression des volumes qui continue d'être soutenue (l'effet volume est de +15,8%) alors que l'effet prix a joué pour 29,1% (dont +58,9% pour l'inox qui a représenté 18,5% des tonnages vendus et 50% des ventes). Les cours d'IMS et de Jacquet ont pris respectivement 38 et 72% depuis le 1er janvier 2007. |











