Le secteur internet demeure le plus rentable de la cote |
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| Jeudi, 15 Mai 2008 14:15 |
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Les sociétés les plus rentables de la cote ne sont pas forcément les plus connues. Total a comme chaque année publié voilà quelques semaines le plus important profit du capitalisme français avec un bénéfice net ajusté de 12,2 milliards d'euros, certes en baisse de 3% par rapport à 2006. Au premier trimestre 2008, la flambée du pétrole brut lui a permis d'augmenter de 9% son résultat net. Mais le titre de la société la plus rentable de la cote française ne revient pas au groupe pétrolier sur la base de la rentabilité nette. Ce ratio, représentant le rapport entre le résultat net et le chiffre d'affaires, est en effet bien plus élevé pour de nombreuses petites et moyennes valeurs. Il convient d'emblée d'isoler les sociétés qui ont engrangé l'an passé des profits à caractère non-récurrent, à l'instar de la « junior pétrolière » Maurel & Prom qui a cédé ses champs congolais à ENI d'où un résultat net consolidé de 765,8 millions d'euros (plus de ... deux fois et demi son chiffre d'affaires), ou Guillemot Corporation, dont le résultat a été dopé par la hausse des cours de titres Ubisoft et Gameloft pour 24,4 millions d'euros. Une fois ce tri effectué, le secteur internet fait figure en 2007 - comme en 2006 - de meilleur élève de la cote parisienne. Ainsi, le portail internet dédié à la santé et au bien-être Doctissimo est monté sur la première marche du podium avec une marge nette de 49,4% en 2007 pour un chiffre d'affaires de 11,47 millions d'euros, en croissance de 32,6% par rapport à 2006. Une position ravie à son rival AuFéminin.com qui était en tête en 2005 et 2006. La société fondée par Anne-Sophie Pastel et rachetée l'an dernier par le groupe allemand d'édition Axel Springer a vu sa rentabilité nette tomber à 39%, contre 44,9% en 2006 et 53,2% en 2005. Entre ces deux entreprises s'est intercalé Metrologic Group, représentatif de l'édition de logiciels qui est l'un des secteurs générateur de fortes marges, à condition que les sociétés aient bien établi leur modèle. Celle-ci élabore et édite des solutions pour le contrôle de pièces et le réglage des machines de mesure en 3 dimensions utilisées au sein des lignes d'assemblage des industriels. Sa marge nette a été maintenue autour de 43% pour son dernier exercice clos en septembre 2007 après avoir été toujours été supérieure à 34,5% depuis son introduction en Bourse en septembre 1999. Les profitabilités élevées ne sont cependant pas l'apanage des sociétés technologiques. La Société Marseillaise du Tunnel Prado-Carénage (SMTPC), exploitante du Tunnel du Prado à Marseille, a ainsi dégagé une marge nette supérieure à 30% l'an dernier, un record depuis sa création et son entrée en Bourse en juillet 2004. La SMTPC est suivie de près par le Musée Grévin. Le célèbre musée de cires, filiale à 95,9% de la Compagnie des Alpes, a engrangé une rentabilité nette de 28,9% au cours de son exercice clos en septembre dernier. |











