Les fortunes diverses de l'érotisme en Bourse |
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| Mercredi, 04 Avril 2007 15:52 |
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Leader en France du commerce en ligne dédié au charme, le groupe figure via son enseigne Sexyavenue.com parmi les dix sites les plus visités en France avec dix-huit millions de visites mensuelles et un chiffre d'affaires estimé à 34 millions d'euros, six ans seulement après sa création. Surtout, les investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou individuels, ont été très demandeurs : l'offre auprès du public a été sursouscrite 6 fois et celle auprès des professionnels de la finance 10 fois. Dans ces conditions, le cours a flambé de 31,35% à 46 euros pour son premier jour de cotation. Forte de ce soutien, la société spécialisée dans la vente de produits et contenus érotiques va pouvoir mettre en œuvre une stratégie fondée sur l'internationalisation. Traduit en quatre langues, le site compte aujourd'hui une clientèle composée à 90% de français. « L'introduction en Bourse nous permettra de mettre en marche notre développement en Angleterre, en Italie et en Espagne », ambitionne Patrice Macar, le PDG. Ces objectifs devraient être remplis, entre autres, par un recours à des opérations de croissance externe. Le lancement d'une activité de rencontres ainsi que la diffusion de contenus sur téléphones mobiles sont également à l'ordre du jour. Dreamnex a ainsi rejoint le cercle fermé des sociétés cotées du secteur. Deux d'entre-elles sont américaines : PlayBoy Enterprises, éditeur du magazine éponyme, détenteur de réseaux de télévisions et distributeur de films en DVD et vidéo à la demande, ainsi que New Frontier Media, producteur et distributeur américain de films en général et de films pour adulte en particulier. La dernière est allemande. Doyenne de la profession (créée en 1946), Beate Uhse AG est un véritable conglomérat du charme, présent du sexshop jusqu'à Internet en passant par la vente par correspondance traditionnelle et la vente en gros. Introduit en mai 1999 sur la Bourse de Francfort à un cours de 7,2€, Beate Uhse a vu son cours tomber à un plus bas de 4,08€ en janvier dernier. Le groupe a il est vrai délivré des résultats 2006 en retrait : son chiffre d'affaires a décliné de 4,9% à 270,9 millions d'euros pour un résultat net en baisse de 30,1% à 10 millions d'euros. Depuis son entrée en bourse, l'entreprise a néanmoins plus que triplé ses revenus. « On ne peut en aucun cas parler de crise », souligne le porte-parole du comité directeur, Otto Christian Lindemann qui a l'intention de développer les ventes de produits à marque propre. L'information selon laquelle Ulrich Rotermund, actionnaire principal et fils de la fondatrice de la société, souhaitait se retirer en tant qu'actionnaire associé, a de surcroît relancé l'intérêt du dossier. « Nous accueillons très positivement l'éventualité de l'arrivée d'un nouveau partenaire », a commenté M. Lindemann pour qualifier les futures négociations de vente. « Que nous options pour un fonds d'investissement ou pour un partenaire stratégique, je considère tout démantèlement de l'entreprise comme exclu », a-t-il conclu. |











