Les Introductions en Bourse en recul |
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| Jeudi, 24 Janvier 2008 12:53 |
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Un bilan décevant pour les introductions en Bourse en 2007. Après une année 2006 qui avait battu tous les records depuis la création en 2001 d'Euronext, qui regroupe les marchés de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, le nombre d'opérations et les montants placés ont reculé l'an dernier. Sur ces quatre places, 138 entreprises ont effectué leur entrée en Bourse pour un total de 9,7 milliards d'euros contre respectivement 142 sociétés pour 21,39 milliards d'euros en 2006. Sur la seule place de Paris, 104 sociétés introduites (dont 7 transferts de sociétés d'un marché à un autre) ont été recensées contre 107 l'année précédente. Alternext, marché alternatif dédié aux valeurs de croissance, a également marqué le pas : le nombre d'opérations sur ce compartiment a reflué, passant de 51 en 2006 à 43 en 2007, avec un repli encore plus prononcé au second semestre. Seules 19 admissions sont intervenues contre 24 sur les deux précédents semestres. Elections présidentielles obligent, aucune privatisation ni ouverture du capital de sociétés publiques ne sont intervenues en 2007 alors que l'année 2006 avait été marquée par l'entrée d'ADP en Bourse. De surcroît, le repli des marchés financiers consécutif à la crise des prêts hypothécaires américains (subprimes) n'est certainement pas étranger au phénomène. Selon le cabinet PricewaterhouseCoopers, le montant total des émissions placées en Europe est tombé à 29,1 milliards d'euros au quatrième trimestre 2007, marquant un recul de 17% par rapport au montant enregistrés pour le même trimestre de 2006. Pour 2008, le flux d'introduction en Bourse sur Euronext Paris pourrait encore se tarir. Thierry Charron, associé au sein du cabinet PricewaterhouseCoopers, constate que « les incertitudes qui pèsent sur les perspectives 2008 sont les plus fortes que nous ayons connues depuis plusieurs années » sur le marché européen. Une tendance qui se confirme sur le terrain selon les banquiers d'affaires parisiens en charge des valeurs moyennes. Il est en effet question de reports, voire d'annulations d'IPO. Pour Yannick Petit, PDG d'Allegra Finance, « quelques opérations sont dans les tuyaux avec un pipeline à peu près équivalent à l'année passée ». Trois opérations sont ainsi programmées, la question étant de savoir quand. « Avec ce gros temps, il ne serait pas raisonnable de les lancer. Nous sommes en train de les décaler, mais on ne sait pas à quel horizon : est-ce une question de quelques semaines ou de quelques mois ? », s'interroge Yannick Petit. S'il espère une éclaircie « dès le deuxième trimestre » 2008 celui-ci craint que l'on assiste « à des arbitrages des gérants en faveur de sociétés cotées qu'ils connaissent déjà, bradées au cours actuel », ce au détriment de sociétés nouvelles qui ont tout à démontrer. Certains voient cependant des raisons d'espérer. L'assèchement du crédit qui provient de la crise des subprime, « pousse des entreprises de plus en plus nombreuses à se tourner vers les marchés boursiers » estime Thierry Charron. |











