Les promoteurs immobiliers dans la tourmente boursière |
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| Mercredi, 30 Avril 2008 14:11 |
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Dans un contexte de marché immobilier moins porteur, les promoteurs cotés en Bourse n'ont plus la cote. Après une année 2006 faste et un cru 2007 encore solide, les financiers s'interrogent sur leurs perspectives et notamment l'impact que peuvent avoir la conjoncture et la crise financière sur la demande. Parmi les 9 représentants présents sur la Bourse de Paris, seuls deux affichent un cours de bourse en hausse depuis le début de l'année : le chinois Huacheng, entré sur Alternext début avril et Kaufman & Broad. Pourtant, ce dernier a été l'un des premiers intervenants à publier des performances en retrait. Le promoteur immobilier a accusé une baisse de 4% de son chiffre d'affaires au premier trimestre de son exercice 2008 à 271,6 millions d'euros (dont -5,3% à 257,1 millions d'euros pour le chiffre d'affaires Logements) pour un résultat net part du groupe qui a chuté de 60,2% à 6,3 millions d'euros. Il est rappelé que le premier trimestre ne représente, en moyenne, qu'environ 20% du chiffre d'affaires annuelle alors qu'il supporte environ un quart des charges fixes d'un exercice. Pour les autres acteurs, les baisses de valorisation boursière depuis le 1er janvier 2008 oscillent entre -5% (Stradim) et -50% (Capelli, dont l'activité Promotion ne représente qu'une minorité des ventes). Quels que soient le positionnement, la taille et le marché de cotation, les promoteurs n'échappent donc pas à cette désaffection. Pour Les Nouveaux Constructeurs c'est sa présence en Espagne, marché dont les conditions se sont nettement durcies, qui est au centre des interrogations. Selon ses dirigeants, le marché y est difficile et sélectif mais pas à l'arrêt comme en atteste le rebond des commandes constaté au premier trimestre 2008 par rapport au point bas atteint au quatrième trimestre 2007 (19 millions d'euros TTC contre 4 millions d'euros). Pour Nexity, qui s'est diversifié dans les services en 2007, les réservations de logements neufs et de lots de terrains à bâtir s'établissent à 496 millions d'euros durant le premier trimestre 2008, en baisse de 8% par rapport au premier trimestre 2007. Ce recul s'explique essentiellement par une baisse des volumes : les réservations de logements et lots à bâtir s'établissent à 2.763 lots, soit un recul en volume de 7%. Les acteurs de taille plus réduite semblent mieux résister. Repositionné progressivement sur l'immobilier de loisirs, Promeo affiche une tendance qui reste bien orientée sur ses réservations après un mois de janvier en recul de 18% : celles-ci ont augmenté de 19% à 123 unités en février et de 26% à 122 en mars. Cependant, « nous subissons 10% d'annulations en plus au premier trimestre » relève son PDG Gilbert Ganivenq. Du fait de la livraison en 2008 des réservations prises en 2007, la plupart des acteurs devrait tout de même afficher des performances financières honorables en 2008.
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