Matières premières agricoles. Quelles sociétés souffrent de la hausse des prix ? |
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| Jeudi, 27 Septembre 2007 17:38 |
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L'industrie mondiale de la nutrition animale est « fortement ébranlée » par les très fortes hausses de l'ensemble des matières premières agricoles et notamment des céréales. Un constat livré par Evialis qui faisait mention sur un an d'un bond de 43% du prix du maïs, de 46% de celui du blé et de 20% du tourteau soja. Sont en cause les besoins croissants des pays émergents, notamment de la Chine et de l'Inde, des conditions climatiques défavorables au Canada, dans l'Union Européenne et en Australie (sécheresse) et la montée en puissance des biocarburants qui a pour effet de réorienter une part grandissante de la production vers des applications non alimentaires. D'où des stocks mondiaux au plus bas : le département américain de l'Agriculture (USDA) a en révisé à la baisse sa perspective de production mondiale de blé pour la campagne 2007/08 (juillet/juin) à 606 millions de tonnes et de stocks à 112,36 millions, ce qui en fait le niveau le plus faible depuis la saison 1973/74. Dans ce contexte, les consommateurs subissent des hausses des prix alimentaires. La situation est également complexe pour les entreprises du secteur de la nutrition animale : les marges brutes subissent la pression de la hausse des matières premières (70% du coût de revient d'un aliment complet), la répercussion dans les prix de ventes ne pouvant se faire au même rythme que le renchérissement des matières premières. Conséquence : Evialis a quasiment divisé de moitié son résultat opérationnel au premier semestre à 1,5 million d'euros contre 2,9 millions un an plus tôt. Le groupe estime que « sur le front des matières premières, aucune détente ne semble raisonnablement prévisible à court ou moyen terme confirmant le caractère structurel, durable et mondial du phénomène ». Son président Pierre Lefebvre parle d'une tendance haussière pendant encore « 5 à 10 ans ». Des conditions qui amènent Evialis à demeurer « très vigilant via ses positions d'achats, sa politique tarifaire et la formulation de ses produits pour contenir, au mieux, ces effets négatifs ». Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Provimi affiche, au premier semestre, un résultat opérationnel en léger repli de 0,8% à 50 millions d'euros malgré un chiffre d'affaires en hausse de 13,9% à 976,5 millions d'euros. « La persistance des hausses pourrait peser sur les conditions de marché au second semestre », estime Provimi qui « entend poursuivre ses opérations de restructuration afin d'améliorer son rendement ». Cette situation n'est pas pour déplaire à tout le monde : AgReliant Genetics, filiale à 50% du semencier Vilmorin bénéficie d'une demande tirée par la production croissante d'éthanol destinée à être incorporé dans le carburant vendu aux Etats-Unis. Sa contribution au chiffre d'affaires du quatrième semencier mondial s'est améliorée de 26% en 2006/2007 à 109 millions d'euros. |











