Matières premières, valeurs refuges ? |
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| Jeudi, 13 Mars 2008 13:39 |
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Les matières premières ne sont plus considérées comme un placement alternatif réservé à une minorité d'investisseurs avertis. Selon une étude réalisée par l'établissement britannique Barclays Capital, les investissements sur les fonds indiciels et produits financiers assimilés (trackers) de matières premières ont atteint l'an dernier les 178 milliards de dollars. Un chiffre qui marque une hausse d'environ 20% par rapport à l'année précédente et surtout plus de six fois les montants enregistrés en 2003. Selon les spécialistes, ce montant pourrait passer la barre symbolique des 200 milliards de dollars cette année. Pourquoi cette accélération des investissements sur les commodities ? Pourquoi cette accélération des investissements sur les produits financiers organisés autour des indices des ressources naturelles, les commodities comme les appellent les spécialistes ? Les financiers cherchent d'abord à diversifier davantage leurs portefeuilles, tout particulièrement dans un contexte de crise financière. Les matières premières constituent pour eux une classe d'actifs à part entière, et plus précisément une véritable alternative aux actions en termes de couple risque/rendement, d'autant plus que ces dernières sont chahutées depuis l'éclatement de la crise des subprimes aux Etats-Unis. En second lieu, les investisseurs cherchent à se couvrir vis-à-vis de risques inflationnistes croissants. En effet, presque aucune matière première n'est épargnée par ces hausses : Outre le baril de pétrole qui a franchi la barre des 110 dollars, les cours des matières premières poursuivent leur hausse, pulvérisant de nouveaux records. Le café robusta (livraison en mai) un pic de 2 815 dollars la tonne sur le marché à terme Britannique alors que sur BoT américain, l'arabica (contrat de mai) a dépassé les 170 cents la livre, un plus haut depuis onze ans. De même, l'argent a touché ses plus hauts depuis 27 ans, dépassant la barre des 20 dollars, à plus de 21 dollars l'once. Est-il trop tard pour investir dans les matières premières, via des « trackers » négociables sur la Bourse? Dans ce contexte, est-il trop tard pour investir dans les matières premières, via des « trackers » négociables sur la Bourse de Paris comme des actions ? Non affirment certains experts, rappelant qu'en dépit des records atteints ces derniers mois, la hausse réelle des cours, ajustée de l'inflation, reste modérée : ainsi, la moyenne des cours à prix constants du cuivre à trois mois constatée en février 2008 est de 13% inférieure au pic de mars 1974. Même situation pour le cours du blé, inférieur de moitié du record de février 1974. D'autres spécialistes sont moins affirmatifs : pour ceux-ci un reflux des anticipations inflationnistes en cas de net ralentissement de la croissance mondiale pourrait se traduire par une chute sévère des cours des commodities, selon le même schéma qui a prévalu pour les actions ces derniers mois, après avoir été mortées aux nues jusqu'au premier semestre 2007... |











