OPCVM -Bourse : le secteur du luxe à l’abri de la crise ? |
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| Écrit par Pierre Havez |
| Lundi, 07 Novembre 2011 14:27 |
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Le secteur des marques de prestiges, soutenu par la demande forte des marchés émergents, continue d'afficher une insolente bonne santé, et offre des opportunités d'investissement intéressantes selon la société de gestion Pictet. Une façon d'éviter la menace de récession et la volatilité sur les marchés actions encore et toujours perturbés par la crise de la dette dans la zone euro ? Les entreprises du secteur du luxe incluant traditionnellement la joaillerie, les parfums, et la haute couture, ont de leur côté publiés de solides bons résultats au second trimestre, montrant même une accélération de la progression de leur chiffre d'affaire et de leur rentabilité. A titre d'exemple, LVMH et Hermès ont respectivement affiché des croissances organiques de leurs ventes de 15% et 18%, à nouveau au troisième trimestre. Ces performances qui ne sont pas nouvelles, sont d'ailleurs proposées via des OPCVM (Sicav et FCP) par plusieurs gestionnaires de fonds et banques d'affaires dont les suisses Pictet (PF-Premium Brands) et Crédit Suisse (Global Prestige), mais aussi en France avec la Société Générale (SGAM Invest Secteur Luxe et SGAM Fund Equities Luxury & Lifestyle). A ces secteurs sont souvent rattachées les marques haut de gamme des secteurs des spiritueux, de l'automobile, ou de l'optique. « Ces dernières années, la demande en faveur des marques premium a été en constante augmentation et les sociétés de ce segment ont largement surperformé les marchés actions mondiaux », constate ainsi Laurent Belloni, gérant senior chez Pictet & Cie. La persistance de cette conjoncture favorable s'explique notamment selon lui par « l'augmentation et le vieillissement de la population mondiale », en particulier dans les pays industrialisés, ce qui engendre un accroissement du nombre de consommateurs aisés et favorise l'expansion de ces marchés. De plus l'évolution rapide des marchés émergents représente une opportunité de développement essentielle pour ces marques de luxe. Pour le gérant de fonds : « l'amélioration des niveaux de vie dans les pays émergents », permet ainsi l'apparition d'une nouvelle classe moyenne ayant accès aux marques de luxe. Alice de Lamaze, autre gérante de fonds chez Pictet & Cie renchérit : « les BRIC [Brésil, Russie, Inde, Chine, ndlr] vont représenter des relais de croissances inévitables sur le long terme, sachant que le Brésil et l'Inde, par exemple, ne représentent qu'1% de la consommation mondiale du luxe ». Par ailleurs, « la croissance de la fortune mondiale » et « la hausse du nombre de femmes actives » notamment, créent un « terrain fertile pour leur croissance » ajoute-t-elle, Enfin, leur caractère « unique » et leur « durabilité », qui leur permettent de pratiquer des prix plus élevés, de fidéliser leur clientèle et d'encourager les motivations « émotionnelles » des investisseurs ne doit pas être négligée selon la gérante. Devant le spectre d'une crise généralisée qui toucherait tous les secteurs, le luxe serait donc une valeur refuge, au même titre que l'or par exemple ? Au ralentissement du taux de croissance du secteur du luxe estimé entre 6 et 7% en 2012, par le consensus des analystes, ceux de Pictet & Cie opposent en effet une croissance organique attendue entre 8 à 10%. Pour les deux gérants, la situation est donc saine du fait « d'une exposition aux marchés émergents plus importante qu'en 2008 », d'une trésorerie beaucoup plus élevée, de stocks modérés et d'une hausse continue d'ouverture de nouveaux magasins et d'innovations de la part de ces marques ». |
















