Or : toujours un placement refuge d’ici la fin 2011 ? |
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| Écrit par Infomedia | ||
| Mercredi, 15 Juin 2011 08:38 | ||
Un contexte qui n'a pas modifié la position de l'économiste Christophe Donay, chef stratège chez Pictet & Cie. « Notre message n'a pas changé, l'or reste un actif " tout terrain " quoi qu'il se passe, il continue d'être largement représenté dans nos portefeuilles à ce stade », explique-t-il. La banque privée suisse surpondère le métal jaune dans son allocation d'actifs. Pour quelle raison ? « Nous considérons cet actif comme une assurance contre les inquiétudes d'un soft patch (ralentissement temporaire, NDLR) économique et d'un effet domino potentiel causé par la crise grecque ». La couverture des risques assurée par l'or s'étend-elle jusqu'aux craintes d'une remontée de l'inflation ? Cyril Lureau, directeur général du groupe financier indépendant Avenir Finance et de sa filiale Sicavonline, constate que l'or, en devises constantes, protège de l'inflation sur le long terme, mais ne fait pas mieux. « On sait que l'essentiel de la performance des actions et des obligations vient respectivement des dividendes et des coupons. L'or, lui, ne fait pas de pièces, il ne délivre pas de rendement, donc sa performance annuelle moyenne est nulle par rapport à l'inflation », observe-t-il. Cette protection contre l'inflation reste-t-elle valable en période de bulle sur l'or, son prix se situant très au-dessus de sa moyenne long terme ? Le métal jaune connaît actuellement sa troisième bulle spéculative sur le long terme (cf graphique ci-dessous, base 100 : 2000), après celle des années 1940 durant l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale et celle des années 1970 après la décision du président américain Richard Nixon de mettre fin à la convertibilité du dollar en or, décidée le 15 août 1971.
Pour Cyril Lureau, le point commun entre ces trois bulles n'est pas la crainte de l'inflation, plutôt sur la valeur de la monnaie papier. « L'or est un refuge contre la perte de confiance dans la valeur de la monnaie papier : entre 1940 et 1944 face au risque de défaut de l'Etat Français, après la non-convertibilité en or du dollar et depuis 2000, période où tous les états développés sont extrêmement endettés qui amène le marché à se poser la question de la qualité de la valeur de la monnaie fiduciaire », estime le dirigeant d'Avenir Finance selon lequel le mouvement haussier de la dernière décennie constitue plus une déprécation de la monnaie papier qu'une appréciation de la valeur de l'or. Le considérant « très cher » par rapport à son historique long terme, il juge que l'or « ne s'appréciera qu'en cas de perte totale de confiance dans la crédibilité des Etats occidentaux, européens en particulier », d'où une position à l'achat spéculatif seulement. L'économiste Philipp Vorndran, ancien stratège pour l'Allemagne de Credit Suisse Asset Management, maintenant pour le gestionnaire d'actifs allemand Flossbach & von Storch a pour sa part construit un portefeuille type à même de faire face à la crise de la dette souveraine en Europe et à l'inflation. Celui-ci serait composé pour 50% d'actions de haute qualité avec des rendements attractifs, 25% d'investissements alternatifs (art et immobilier) et 25% sur l'or et l'argent. Métaux précieux qu'il convient, pour Philipp Vorndran, de placer... en Australie face au risque de confiscation de l'or et de l'argent dans la zone euro, scénario qu'il juge plausible. En 1933, le président Roosevelt décidait de rendre la détention de l'or illégale... |

















