Patriwine.fr : un nouveau site pour investir dans des grands vins bordelais |
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| Écrit par Infomedia | ||
| Lundi, 04 Juillet 2011 08:31 | ||
Pourquoi avez-vous décidé de lancer le site www.patriwine.fr ? Je suis né à Bordeaux, je suis un amateur des vins de la région et j'avais déjà eu cette idée il y a vingt ans, mais elle n'avait pas pu aboutir à l'époque. Aujourd'hui, les actions et les obligations sont devenues des marchés compliqués. En tant que conseiller en gestion de patrimoine, je cherchais des actifs réels pour diversifier le patrimoine de mes clients. Internet nous permet également de communiquer et de faire connaître nos produits plus rapidement et plus facilement, notamment à l'étranger. Pourquoi investir dans des grands crus bordelais ? Les vins sont des actifs qui évoluent de manière linéaire. Sur ces cinq dernières années, les grands crus bordelais ont progressé de 200 % alors que dans le même temps le Cac a baissé de plus de 20%. Ces chiffres sont parlants. C'est un placement qui se développe et il y a un grand potentiel, par exemple en Chine ou au Brésil. Le placement dans les vins peut représenter au maximum 5% d'un patrimoine d'une personne. Quel est le principe de la cave gérée sur Internet ? Nous avons mis en ligne trois caves sur lesquelles les clients peuvent investir: une de 10 000 euros, une de 25 000 euros, une de 50 000 euros, qui comprennent chacune plusieurs grands crus. Les clients ont un compte sur le site et peuvent suivre en direct l'évolution de leur cave et des valeurs des vins. Nous faisons une mise à jour hebdomadaire en fonction de la cote officielle du marché à Bordeaux. On travaille sur les vins comme sur les actions et on conseille nos clients pour les investissements, millésime par millésime, château par château. Depuis le 1er avril, notre cave à 25 000 euros est ainsi passée à une valeur de 28 061 euros, celle de 10 000 euros à 11 133 euros. Où se trouvent les caves de vos clients ? Les vins sont stockés dans les caves de Grand Cru Storage à Blanquefort, dans des conditions de sécurité, de température et d'hydrothermie. Les clients reçoivent une attestation répertoriant le nombre de caisses qu'ils ont en stock. Ils doivent s'acquitter des frais de stockage et de l'assurance. Quel public visez-vous ? Il y a deux façons de se positionner sur le vin. En tant que passionné, j'ai ma propre cave chez moi. Il s'agit de vin pour mon plaisir et ma consommation personnelle. Et il y a le côté purement financier du vin. Sur Patriwine.fr, nous ne considérons pas le vin en tant qu'agrément mais en tant que produit financier. Nous nous adressons à des clients aisés qui font déjà des placements financiers. Il peut par exemple s'agir de Parisiens qui ont des problèmes de stockage ou d'expatriés. D'autres sites Internet de placements dans des vins et de gestion de caves à distance existent. N'avez-vous pas peur de la concurrence ? Il y a plusieurs éléments qui font notre force. Actuellement les grands sites de vins sur Internet sont mal approvisionnés et ne peuvent pas disposer tout de suite et en même temps de certains grands crus. Nous, nous sommes suffisamment bien structurés en amont. La gestion des caves de nos clients est également assurée exclusivement par des conseillers en gestion de patrimoine. Certains sites proposent des placements sur des vins de consommation courante qui n'ont aucun potentiel de plus-values. Les vins moyens sont surchargés en stock alors que les grands crus, plus rares, connaissent un phénomène d'évolution. L'offre est limitée et la demande évolue, ce qui augmente la valeur. De plus, comme nous traitons en direct avec les châteaux, nous sommes compétitifs au niveau des prix. Enfin, l'origine de nos vins est connue et les clients en connaissent la traçabilité. Parmi les placements dans le vin, comment se situent les grands crus bordelais ? Ce sont les mieux placés avec quelques grands bourgognes qui peuvent avoir une progression similaire en termes de plus-values. Mais les vins de Bourgogne n'ont pas le même tissu que celui que l'on peut trouver dans le bassin bordelais. Vous considérez le vin comme un produit financier. Comment votre initiative est-elle perçue par les passionnés et les cavistes bordelais ? Nous ne savons pas encore, nous nous attendons à des retours pas très favorables. Mais les grands crus sont devenus tellement chers qu'un grand amateur ne peut plus en boire. L'argument, c'est de dire que si j'achète deux caisses, je peux en revendre une en réalisant une plus-value et garder l'autre pour le plaisir. |
















