Services informatiques : l'optimisme reste de rigueur |
|
|
| Jeudi, 10 Avril 2008 13:58 |
|
Le secteur des services informatiques est certainement l'un de ceux qui a le plus souffert, boursièrement parlant, de la crise financière. Les valorisations des sociétés appartenant à ce secteur sont aux niveaux les plus bas constatés depuis l'éclatement de la bulle internet. Cette chute est-elle pour autant fondée ? S'il est trop tôt pour être affirmatif, le Syntec Informatique, la chambre professionnelle du secteur, s'est voulue raisonnablement optimiste à l'occasion de la présentation de ses anticipations pour 2008. Alors que les craintes sur l'économie mondiale se renforcent de jour en jour, elle attend pour l'année en cours une croissance comprise entre 5 et 7% après une progression de 6,5% en 2007.
Très bonne visibilité Cette estimation repose sur une croissance du PIB de 1,7%, correspondant au bas de la fourchette communiquée par le Premier Ministre François Fillon le 26 mars (+1,7 à 2%). Jean‐François Rambicur, Président de la Commission Economie‐Marchés, a précisé que « la prévision était prudente au vu des enquêtes menées auprès des entreprises ». Il serait « surpris si la croissance était de seulement 5% ». En fait, la visibilité semble très bonne sur le premier semestre comme le confirment la croissance des carnets de commandes (sur les 12 prochains mois) pour 63% du marché et l'indicateur de confiance des dirigeants du secteur qui reste au plus haut en février 2008. La seule incertitude du Syntec concerne le dernier trimestre. Néanmoins, même en cas de ralentissement brutal en fin d'année, la croissance du secteur des logiciels et services informatiques devrait atteindre le bas de la fourchette de 5‐7%. Surtout, en pleine crise du secteur financier, le Syntec a tenu à relativiser son impact. Le secteur financier représente 19% des dépenses informatiques en France, dont 13% pour les banques et 6% pour les assurances. Le sous‐secteur de la banque d'investissement, le plus fragilisé, génère un tiers des dépenses du secteur bancaire en logiciels et services, soit seulement 4% du marché global. Un chômage quasi inexistant Par ailleurs, dans le secteur bancaire, 70 à 75% des dépenses informatiques sont récurrentes. Pour accompagner la croissance soutenue du secteur, les recrutements devraient se maintenir à un niveau comparable à celui de 2007, soit 15 à 20 000 créations nettes. Le « stock » d'informaticiens commence donc à sérieusement s'épuiser, une partie importante des recrutements se faisant dans les demandeurs d'emploi. Le taux de chômage du secteur ressort à seulement 1,8% à fin décembre contre 2,1% à fin juin 2007 et 2,5% à fin décembre 2006 contre respectivement 7,8%, 8% et 8,7% pour l'ensemble de l'économie française. |











