Technologie : de la difficulté de percer face aux colosses de l'électronique |
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| Mercredi, 01 Août 2007 16:18 |
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Damier le pion au géants de l'électronique grand public : c'est le rêve que nourrissent nombre de créateurs et ingénieurs qui ont créé leur société de produits technologiques. De par les fonds levés et la notoriété conférée par la Bourse, celle-ci constitue bien souvent l'un des biais utilisés pour donner les moyens de ces acteurs de se faire une place et un nom. D'autant que ces marchés sont dominés par des colosses comme les japonais Sony ou Matsushita (marque Panasonic), le néerlandais Philips, les sud-coréens Samsung et LG, ou l'américain Apple. Les parcours des PME qui se sont lancées dans l'aventure n'ont pas toujours été couronnés de succès. Trop en avance sur leur temps, certaines s'y sont cassé les dents, courant à la faillite. Une fatalité qui a touché Multimedia Network Computer (MNC), placé en liquidation judiciaire en 2003 deux ans après son introduction en Bourse sur le Marché Libre. MNA avait conçu la F@mily Net, boîtier multimédia et d'accès à Internet par la télévision. Ironie de l'histoire, les boitiers proposés par les opérateurs permettent aujourd'hui d'accéder... à la télévision par Internet. D'autres sociétés ont échappé de peu au même sort. Neovia, dont le chiffre d'affaires a culminé à 70 millions d'euros en mars 2005 par la vente d'écrans de télévision LCD et plasma, a été placé en redressement judiciaire en décembre 2005, un an et demi après son introduction en Bourse. Sauvé en 2006 par le fonds d'investissement coréen Trojan, Neovia s'est repositionné sur la commercialisation d'antennes satellitaires plates permettant la réception numérique en haute définition. Le chiffre d'affaires de Neovia pour le premier trimestre de l'exercice 2007-2008 ainsi plus que doublé (+117%) à 1,2 million d'euros, bénéficiant de la nouvelle campagne de publicité pour la souscription au bouquet CanalSat. Des chiffres qui restent pour le moins éloignés des milliards d'euros de ventes réalisées par les mastodontes de l'industrie. Recapitalisé en 2003 par le groupe taiwanais BTC, Cibox Interactive s'est lui aussi relancé en concevant produits multimédia (graveurs de DVD, lecteurs MP3, écrans LCD). Cependant, après un début d'exercice 2006 difficile, Cibox s'est résolu à réduire la vente de produits « où la concurrence accrue ne permettait plus de dégager suffisamment de marge ». La PME a fait le choix de se concentrer sur deux principaux marchés : celui des moniteurs et le marché du stockage de données. Certains acteurs ont poussé le raisonnement à l'extrême : positionné lors de son entrée sur Alternext en octobre 2006 sur les marchés des lecteurs de DVD portables et du GPS embarqué, International Technologie Selection (alors connu sous la marque It's Label) décide purement et simplement d'arrêter ces activités dès le début 2007 après avoir subi de plein fouet l'accroissement de la concurrence de produits premier prix. Le secteur n'est cependant pas dénué de réussites franco-françaises. Si la sortie du secteur des cartes graphique s'est faite dans la douleur , le repositionnement de Guillemot Corporation et de sa marque Hercules dans les webcams, les enceintes pour baladeurs MP3 ou encore le Wifi (ineztrnet sans fil) lui a permis de retrouver croissance et rentabilité en 2006. Grâce à une politique reposant sur un design avant-gardiste, le concepteur de disques durs Lacie s'est fait une place sur son segment de marché. Enfin, le concepteur de baladeurs Archos souffle le chaud et le froid : s'il est reconnu sur son segment des baladeurs vidéo, le groupe a déçu en 2006 en révisant par deux fois à la baisse ses prévisions après avoir lui aussi renoué avec une forte croissance et les bénéfices en 2005. |











