Valeurs internet : concentration en vue ? |
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| Jeudi, 27 Mars 2008 13:54 |
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Les grandes manœuvres sur le secteur internet s'accélèrent. Née à la fin des années 1990 avant l'éclatement de la bulle, la publicité sur Internet est aujourd'hui au centre de toutes les attention des acteurs des médias et attisent les convoitises. Alors que la publicité traditionnelle marque le pas dans un contexte économique moins porteur, le marché publicitaire français a résisté en 2007 grâce à l'apport de « l'ePub » comme l'appellent les spécialistes. Les investissements publicitaires ont ainsi grimpé de 6,2% en 2007 en France mais cette croissance n'aurait été que de 3,2% sans le dynamisme d'Internet selon TNS Media Intelligence. Plusieurs facteurs expliquent ce succès. Le premier est sans conteste ce que les experts nomment le « publicity gap » : ce terme exprime le décalage entre la part d'audience et la part des investissements publicitaire de ce média. Selon l'étude d'Ad Barometer de novembre 2006, la part de marché publicitaire du média Internet était proche de 8% en France en 2007 alors que sa part d'audience était supérieure à 20%. Décalage qui tend progressivement à s'estomper par transfert des budgets publicitaires des supports traditionnels (presse, radio, affichage, etc.) vers des supports numériques. D'où une généralisation des annonceurs présents sur le web (+58% au premier semestre 2007). Pour couronner le tout, Internet présente avantage de pouvoir cibler son audience par affinité et avec de plus en plus de précision, ce qu'aucun autre media n'est en mesure de faire dans ces proportions. Internet est aussi le média central pour la cible des moins de 25 ans appelée « la génération numérique ». En période de difficultés économiques l'ePub constitue donc un media refuge aux yeux de nombreux annonceurs car il leur permet de mesurer concrètement le retour sur investissement. Le secteur Internet demeure cependant un marché encore jeune et fragmenté qui est voué à se concentrer. La consolidation parait désormais inévitable, les groupes médias, agences de publicité ou géants du logiciel étant dans l'obligation d'acquérir des compétences rapidement et ce bien souvent quel qu'en soit le prix. Microsoft souhaite que la publicité en ligne atteigne 10% de son chiffre d'affaires d'ici 2010 et ainsi prendre des parts de marché à son rival Google. Microsoft a également fait son entrée au capital de Facebook en octobre 2007. L'éditeur de logiciels a pris 1,6% du capital pour 240 millions de dollars ce qui valorise le réseau social américain à 15 milliards de dollars pour seulement 150 millions de dollars de revenus. Plus récemment, Microsoft a lancé début février 2008 une OPA sur Yahoo ! valorisant le portail internet américain à 44,6 milliards de dollars, soit 6 fois son chiffre d'affaires. Plus près de chez nous, Auféminin.com et Doctissimo sont entrés dans le giron respectif des groupes de médias Axel Springer et de Lagardère. Ce n'est qu'un début affirment les spécialistes. |











