Vendre son or à distance : comment éviter les pièges |
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| Écrit par Infomedia | ||
| Mardi, 23 Août 2011 17:15 | ||
CashGold.fr, Doretdargent.com, Orpostal.fr, Goldbygold.com, Cashcontreor.fr ou encore Achat-or.biz... Si vous tapez le mot « or » dans un moteur de recherche sur Internet, vous tomberez aussitôt sur une multitude de sites vous proposant de racheter votre or, sous ses différentes formes. Les sociétés de vente et d'achat à distance se font aussi connaître par des publicités diffusées à la télévision ou dans les boîtes aux lettres. Avec les prix record atteints par le métal précieux actuellement, près de 1900 dollars l'once, de nombreuses enseignes ont vu le jour pour profiter de l'engouement pour cette valeur refuge. Les particuliers qui souhaitent vendre leur or aujourd'hui peuvent quant à eux bénéficier de ce cours boursier très élevé. Mais, face au foisonnement d'offres « au meilleur prix », ils doivent toutefois se montrer prudents. A qui s'adresser ? Que peut-on vendre ? En pratique, pour vendre son or ou en acheter, on peut passer par les bureaux de change, les officines spécialisées, les bijoutiers, les sites Internet, les sociétés de transactions à distance ou directement par les fondeurs. Mais tous ces repreneurs fixent librement le montant d'achat de vos biens. En règle générale, tous les objets en or, quel que soient leur qualité et leur états, sont susceptibles d'être achetés. Il peut s'agir de bijoux (colliers, boucles d'oreille, bracelet, bagues, chaînes, médailles, pendentifs, etc.), de montres ou encore de pièces de monnaie. Se renseigner sur les sociétés Pour mieux comparer les sociétés qui opèrent à distance, vous pouvez vérifier quelques éléments importants et d'abord leur durée d'existence. Si l'une d'elle ne fournit qu'une boîte postale en guise d'adresse, vous devez rester vigilant. Si en revanche vous avez ses coordonnées, vous pouvez la contacter pour connaître ses pratiques. Par ailleurs l'article 534 du code général des impôts oblige tous les organismes « effectuant, même occasionnellement, des ventes ou adjudications de matières d'or, d'argent ou de platine ouvrées ou non ouvrées, les intermédiaires, ouvriers en chambre, sertisseurs, polisseurs, etc., et, d'une manière générale, toutes personnes qui détiennent des matières de l'espèce pour l'exercice de leur profession » à le déclarer au bureau de garantie dont ils dépendent. Vous pouvez effectuer des vérifications auprès de ce bureau qui tient un registre et délivre copie au besoin. Déterminer la valeur des objets et le prix de rachat Pour ne pas se faire avoir sur le prix, il faut d'abord vérifier qu'il n'y a pas trop d'intermédiaires entre l'acheteur et le fondeur afin que la commission ne soit pas trop importante et ne fasse pas trop baisser le prix d'achat. Ce prix d'achat doit en effet comprendre les commissions et les taxes fiscales, notamment la TMP (taxe sur les métaux précieux) due à l'Etat si la société est domiciliée en France. Une fois ces vérifications faites, vous pouvez faire jouer la concurrence. Sur Internet, les sociétés vous proposent d'estimer vous-même la valeur de vos objets à l'aide d'un simulateur en ligne. Le mieux est de s'adresser au préalable à un bijoutier ou un bureau de change pour déterminer cette valeur. Une fois cette démarche effectuée, vous pouvez ensuite vous adresser à différents prestataires pour négocier le rachat de vos bijoux. Vérifiez alors si ces prestataires affichent des tarifs et sur quels cours ceux-ci sont fixés. Avant d'expédier votre or, vous devez aussi peser les objets qui seront expédiés. Cela vous permet aussi d'avoir une évaluation de leur valeur. Vérifier les conditions de la transaction Concernant la transaction, vous devez analyser toutes les conditions et vous assurer en priorité que vous avez toujours la possibilité de l'annuler et de récupérer vos biens. Si vous commandez un kit d'envoi à un site Internet et envoyez vos objets afin qu'ils soient évalués, ceux-ci doivent vous être retournés sans frais, si vous refusez la proposition. Enfin pour toute transaction concernant de l'or (via Internet ou La Poste), vous devez fournir une pièce d'identité. Une charte de bonne conduite En 2010, la société Or Postal, branche française d'une société britannique, était sous le feu des critiques pour ses conditions de ventes douteuses et l'absence de tarifs. Dans un marché en pleine expansion et en raison de la « présence d'acteurs ne respectant pas la réglementation française », trois acteurs du secteur – Gold By Gold, Cashcontreor et Or à Vendre – ont lancé une charte déontologique (CADIM) fixant les droits et devoirs des professionnels des achats à distance de métaux précieux. Cette charte, repérable par un logo, détermine les obligations d'information et de transparence avant et pendant l'opération commerciale, par exemple sur le montant de l'offre d'achat, sur les frais d'assurance et d'acheminement, le régime fiscal, le paiement des taxes ou encore les délais de règlement. |
















