Ventes à découvert sur les financières : interdiction prolongée jusqu’à février 2012 par F. Baroin |
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| Écrit par Bernard La Brosse |
| Jeudi, 10 Novembre 2011 09:26 |
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Les ventes à découvert (VAD) sur 10 valeurs financières françaises, interdites depuis le 11 août 2011 et jusqu'au vendredi 11 novembre, le seront encore pour 3 mois supplémentaires. C'est ce que vient de décider le ministre de l'Economie François Baroin par arrêté. « Le 3 novembre dernier, le collège de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a estimé que les conditions actuelles sur les marchés financiers ne permettaient pas de lever une telle interdiction », indique Bercy dans un communiqué, ajoutant que l'interdiction des ventes à découvert « permet de décourager des pratiques spéculatives sur les valeurs concernées », dont l'assureur Axa ainsi que les banques BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale. >> Liste des 10 valeurs financières visées « Est prorogée pour une durée ne pouvant excéder trois mois la décision du collège de l'Autorité des marchés financiers en date du 25 août 2011 d'interdire toute position courte nette ou tout accroissement d'une telle position existante, y compris en cours de journée, par toute personne établie ou résidant en France ou à l'étranger, sur les titres de capital ou donnant accès au capital des établissements de crédit et entreprises d'assurances », est-il écrit dans l'arrêté ministériel du 9 novembre 2011. Les services de François Baroin font savoir que cette interdiction pourrait être « levée avant la fin de cette période, si les conditions de marché le permettent ». La pratique spéculative des ventes à découvert - aussi appelée « short selling » en anglais - consiste à parier sur la baisse des cours d'une valeur ou d'un indice que l'on ne détient pas au moment de sa vente. L'interdiction de ce mécanisme, qui accentue les mouvements baissiers, n'a pas permis aux valeurs financières de résister au courant vendeur qui prévaut depuis plusieurs mois sur fond de crise dans la zone euro et de craintes d'une faillite de la Grèce. Sur un an, les cours de Bourse de BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale ont perdu plus de 40% chacun. Document |
















